JOSSIC 2026 : le Professeur Bob Bobutaka présente l’intelligence artificielle comme une discipline au carrefour de plusieurs sciences

À l’occasion de la deuxième édition des Journées Scientifiques des Sciences de l’Information et de la Communication (JOSSIC 2026), le Professeur Bob Bobutaka Bateko a livré une réflexion approfondie sur les fondements scientifiques de l’intelligence artificielle.
Pour le chercheur, l’IA ne relève pas uniquement de l’informatique, mais s’appuie sur les sciences cognitives, les mathématiques, la linguistique, l’informatique et la bibliologie, tout en soulevant d’importants défis éthiques pour l’avenir de l’humanité.
Cette deuxième édition des Journées Scientifiques des Sciences de l’Information et de la Communication (JOSSIC 2026), organisées par le Département des Sciences de l’Information et de la Communication de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Kinshasa, s’est tenue ce lundi 29 juin 2026 dans la salle du Conseil de la Faculté.
Placée sous le thème général « Intelligence artificielle et Sciences de l’Information et de la Communication : enjeux, usages et perspectives », cette journée scientifique a été marquée par la communication du Professeur Bob Bobutaka Bateko, qui a développé le sous-thème : « Intelligence artificielle : une discipline transdisciplinaire à travers les sciences cognitives, les mathématiques, l’informatique, la linguistique et la bibliologie ».
Dès l’entame de son exposé, le professeur a défendu une idée fondamentale : l’intelligence artificielle est une conséquence de l’artificialisation de l’intelligence humaine. Selon lui, les premières manifestations de cette dynamique remontent jusqu’au Paléolithique, période où l’être humain cherchait déjà à prolonger ses capacités intellectuelles à travers les outils qu’il concevait.
Revenant sur les origines scientifiques de l’IA, le conférencier a rappelé que cette discipline est née officiellement à l’occasion des conférences de macy , où les chercheurs ambitionnaient de jeter les bases d’une véritable science de l’esprit. Il a également évoqué l’émergence de concepts majeurs, notamment celui de feedback, qui ont profondément influencé les sciences de la communication.
Pour le Professeur Bob Bobutaka, le développement de l’intelligence artificielle exige aujourd’hui des méthodes et des théories propres, capables d’accompagner les mutations scientifiques et technologiques contemporaines.Il a expliqué que cette discipline repose essentiellement sur deux piliers : les sciences cognitives, qui étudient les mécanismes de la pensée humaine, et le connexionnisme, inspiré du fonctionnement des réseaux neuronaux.
Le chercheur a par ailleurs déconstruit l’idée selon laquelle l’informatique constituerait le fondement de l’intelligence artificielle. Selon lui, les mathématiques en représentent le véritable socle, tandis que l’informatique permet de traiter et d’opérationnaliser l’information.
Dans le même ordre d’idées, il a souligné le rôle central de la linguistique, indispensable à la compréhension et à la production du langage par les systèmes d’IA, ainsi que celui de la bibliologie, qui fournit les connaissances écrites sur lesquelles ces systèmes s’appuient.
Abordant les relations entre intelligence humaine et intelligence artificielle, le Professeur Bob Bobutaka a rappelé que l’IA reste tributaire des données disponibles, alors que l’être humain conserve une capacité unique de création, de raisonnement critique et d’innovation.
En conclusion, il a ouvert une réflexion éthique en mettant en garde contre une influence grandissante de l’intelligence artificielle sur les décisions humaines.
Selon lui, sans un encadrement scientifique, juridique et éthique adapté, cette évolution pourrait conduire à une confrontation entre l’humanité et la « machinité », avec le risque ultime d’un « humanocide ».
À travers cette communication, le Professeur Bob Bobutaka Bateko a invité les chercheurs, étudiants et professionnels de la communication à approfondir leur compréhension des fondements scientifiques de l’intelligence artificielle et des enjeux humains, éthiques et sociétaux qu’elle soulève à l’ère de la transformation numérique.
Mohamed Betembi



