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RDC ; Le gouvernement interdit à nouveau les escortes armées, des sirènes, gyrophares et plaques bâchées, la société civile dénonce l’impunité des puissants.

Le gouvernement congolais réaffirme sa volonté de mettre fin aux pratiques jugées contraires aux règles de circulation et à l’égalité des usagers de la route. Dans un message officiel adressé aux responsables de la Police nationale congolaise (PNC), aux gouverneurs des provinces et aux commissaires provinciaux, le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, rappelle l’obligation de faire appliquer l’interdiction de l’usage des escortes policières armées, des sirènes, des gyrophares et des feux multicolores par les autorités, jusqu’à nouvel ordre.

Selon ce document signé par le ministre, cette directive s’inscrit dans le prolongement d’une instruction déjà transmise le 3 décembre 2025. Elle est désormais présentée comme une mesure à caractère permanent. Jacquemain Shabani demande en outre aux autorités concernées de lui faire parvenir un rapport détaillé sur l’exécution effective de cette décision.

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Le message ministériel interdit également l’utilisation des plaques d’immatriculation bâchées, une pratique régulièrement dénoncée en République démocratique du Congo en raison des difficultés qu’elle pose pour l’identification des véhicules et le respect du Code de la route. Cette nouvelle communication n’a toutefois pas convaincu certains acteurs de la société civile. Réagissant à cette annonce, le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, a exprimé son scepticisme quant à l’application réelle de ces mesures.

Selon lui, les principaux auteurs des comportements d’incivisme routier appartiendraient précisément aux cercles du pouvoir.

«« On se moque de qui ? Tout le monde sait que les grands inciviques routiers se recrutent parmi les ministres, les militaires et les membres des familles des autorités. Ceux qui devraient être des modèles sont les plus grands inciviques et ne sont pas sanctionnés », a-t-il déclaré.»

Cette prise de position relance le débat sur l’effectivité des décisions gouvernementales visant à mettre fin aux privilèges sur les routes. Elle ravive également les interrogations sur l’application impartiale de la loi et sur la capacité des autorités à garantir que les mêmes règles s’imposent à tous les usagers, sans distinction de statut ou de fonction.

La rédaction

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