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RDC : le cortège de Martin Fayulu pris pour cible, Lamuka pointe la Force du progrès et dénonce une escalade.

La coalition Lamuka affirme avoir été une nouvelle fois la cible de violences attribuées à des militants de la Force du progrès. Les faits se seraient produits ce jeudi 9 juillet 2026 à Kinshasa, à l’issue d’une conférence de presse organisée par la coalition C64 au Centre d’études pour l’action sociale (CEPAS).

Selon le président de l’ADDCONGO et porte-parole de Lamuka, Prince Epenge, le cortège de l’opposant Martin Fayulu a été attaqué alors qu’il quittait le CEPAS pour regagner Faden House. L’incident se serait déroulé devant le ministère de la Justice, dans la commune de la Gombe.

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D’après les déclarations de Prince Epenge, des militants de la Force du progrès, installés devant le Palais de justice, auraient fait irruption armés de machettes.

«« La base de la Force du progrès postée devant le Palais de justice a fait irruption avec des machettes. Bilan : trois militants de Lamuka ont été grièvement blessés et évacués à l’hôpital Olympic », a-t-il déclaré.»

Lamuka estime que cette attaque s’inscrit dans une série d’actes de violence visant ses militants et ses dirigeants. La plateforme rappelle qu’il y a cinq mois, elle avait déjà dénoncé une agression similaire attribuée aux mêmes militants à l’issue d’une messe organisée à la paroisse Saint-Joseph de Matonge, en mémoire des chrétiens tués en 1992 par la Division spéciale présidentielle (DSP) et les alliés du régime de Mobutu.

Selon la coalition, cette précédente attaque avait notamment conduit au saccage du siège de l’ADDCONGO et fait plusieurs blessés avant l’intervention de la Police nationale congolaise. Ces incidents surviennent quelques jours après une initiative de dialogue régional. Le lundi 6 juillet 2026, le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, avait reçu au palais Ntare Rushatsi une délégation congolaise composée de responsables de partis politiques de l’opposition et de dirigeants des principales confessions religieuses.

Dans une communication publiée sur le réseau social X, la présidence burundaise avait indiqué que les échanges s’étaient déroulés dans un climat d’ouverture et de confiance. Évariste Ndayishimiye y avait souligné l’importance du dialogue constructif, de l’unité entre les acteurs politiques congolais et de leur engagement commun en faveur de la paix, de la stabilité et de la sécurité en République démocratique du Congo ainsi que dans la région des Grands Lacs.

Les accusations formulées par Lamuka interviennent ainsi dans un contexte où plusieurs initiatives appellent à l’apaisement du climat politique et au renforcement du dialogue entre les différentes composantes de la vie nationale.

La rédaction

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