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La menace Ebola s’intensifie en RDC ; la Tshopo et le Haut-Uele rejoignent la zone rouge.

La riposte contre la maladie à virus Ebola se poursuit en République démocratique du Congo, alors que l’épidémie continue de gagner du terrain. Les provinces de la Tshopo et du Haut-Uele sont désormais officiellement touchées, tandis que le Sud-Kivu s’apprête à être retiré de la liste des provinces affectées après avoir enregistré 42 jours consécutifs sans nouveau cas confirmé.
Cette évolution de la situation épidémiologique a été présentée ce jeudi 9 juillet à Bunia par le ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale, Roger Kamba, à l’issue d’une réunion de coordination organisée au gouvernorat de l’Ituri avec les partenaires et les acteurs engagés dans la riposte.
Cinquante-quatre jours après la déclaration officielle de l’épidémie, le ministre a indiqué que la transmission du virus demeure active. Il a insisté sur la nécessité d’améliorer l’identification et la compréhension des chaînes de contamination afin de mieux orienter les interventions sanitaires et limiter la propagation de la maladie.
Les échanges ont également porté sur la gestion des ressources humaines mobilisées dans la lutte contre Ebola. Roger Kamba a précisé que le secrétaire général à la Santé, responsable du pilier des ressources humaines, accompagne la mission afin de garantir que les professionnels effectivement déployés sur le terrain soient les véritables bénéficiaires des rémunérations prévues.
Dans cette perspective, le ministère de la Santé a annoncé l’introduction prochaine d’une carte numérique individuelle destinée à chaque agent de santé impliqué dans la riposte. Ce dispositif vise à sécuriser les paiements, à assurer une rémunération directe des prestataires, à renforcer la transparence et à réduire les retards ainsi que les contestations liés au processus de paiement.
Parallèlement aux opérations de terrain, les efforts scientifiques se poursuivent. L’Institut national de recherche biomédicale (INRB) continue ses travaux pour développer un vaccin contre la souche Bundibugyo du virus Ebola. Selon le professeur Ahuka, directeur général adjoint de l’INRB, la mise au point d’un vaccin spécifique à cette souche constitue une priorité stratégique afin de renforcer les capacités nationales de prévention et de réponse face à cette épidémie.
La rédaction



