MetroKin : l’interconnexion entre la gare centrale, la 12ᵉ Rue et l’aéroport de N’djili se précise.

Le projet MetroKin franchit une nouvelle étape institutionnelle avec la signature, jeudi 8 octobre 2026, de plusieurs accords destinés à encadrer sa mise en œuvre. Présidée par le vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba, la cérémonie a notamment été marquée par la signature d’une convention de soutien et de garantie engageant l’État congolais.
Selon le directeur général de MetroKin, Erick Onepunga Yongo, le démarrage des travaux est envisagé dès décembre prochain. Après les préparatifs institutionnels, MetroKin se rapproche ainsi de sa phase opérationnelle. La signature des différents documents doit préciser les responsabilités des structures concernées, consolider leur collaboration et établir un cadre favorable à la réalisation du projet de transport urbain dans la capitale congolaise. La cérémonie organisée à Kinshasa a été présidée par Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement. Plusieurs responsables du secteur ont pris part à cet événement, notamment Erick Onepunga Yongo, directeur général de MetroKin, Louis Blaise Londole, directeur général de la Régie des voies aériennes (RVA), et Martin Lukusa, directeur général de l’Office national des transports (ONATRA).
Au centre des accords signés figure une convention de soutien et de garantie par laquelle l’État congolais formalise son engagement à accompagner le projet. Les ministères des Transports, du Portefeuille et des Finances sont appelés à intervenir dans ce dispositif.Pour la direction de MetroKin, cette implication des pouvoirs publics représente un élément important pour renforcer la crédibilité de l’initiative et favoriser sa concrétisation. Elle vise également à consolider les conditions institutionnelles nécessaires à la collaboration entre les différentes parties prenantes.
Erick Onepunga Yongo a souligné la portée de cette démarche, estimant que la garantie publique traduit la volonté de l’État d’apporter son soutien au projet.« Le contrat de garantie ne veut dire autre chose que l’État congolais appuie le projet, l’État congolais crédibilise et va accompagner ce projet », a-t-il déclaré. Au-delà de la garantie de l’État, les contrats d’interface signés doivent organiser les relations opérationnelles entre les entités impliquées dans le déploiement de MetroKin. Le projet prévoit notamment une interconnexion entre la gare centrale de Kinshasa, la 12ᵉ Rue et l’aérogare de l’aéroport international de N’djili. Ces trois points constituent des pôles stratégiques pour la circulation des voyageurs et l’articulation des différents services de transport.
Les accords visent à définir les modalités de collaboration entre MetroKin, la RVA et l’ONATRA afin d’assurer une meilleure coordination des opérations. L’enjeu consiste à organiser les correspondances entre les infrastructures concernées et à faciliter les déplacements entre ces différents points. Dans une capitale confrontée à une forte pression sur son réseau de transport, cette interconnexion figure parmi les dimensions importantes du projet. La coordination des structures impliquées sera donc déterminante pour assurer le fonctionnement cohérent du dispositif envisagé.
La direction de MetroKin affiche désormais une prochaine échéance : le lancement des travaux envisagé pour décembre 2026. Cette perspective a été annoncée par Erick Onepunga Yongo à l’issue de la signature des documents. « Ces trois documents ouvrent la porte pour la mise en œuvre des projets, le début des travaux qui s’annonce pour le mois de décembre », a-t-il affirmé. Cette déclaration marque une avancée dans le calendrier présenté par les responsables du projet. Toutefois, le démarrage effectif des travaux dépendra de la poursuite des préparatifs et de la mise en œuvre des engagements formalisés dans les différents contrats.
La signature du 8 octobre constitue ainsi une étape préalable au passage vers la réalisation concrète des infrastructures prévues. Elle ne marque pas, à elle seule, le début des travaux, mais établit un cadre institutionnel et opérationnel destiné à en faciliter le lancement. À Kinshasa, où la croissance urbaine et l’insuffisance des infrastructures de transport compliquent les déplacements quotidiens, MetroKin nourrit des attentes en matière d’amélioration de la mobilité. L’ambition du projet repose notamment sur une meilleure connexion entre plusieurs points stratégiques de la capitale. Sa portée réelle devra cependant être appréciée à l’aune de sa réalisation effective, de la coordination des services concernés et de sa capacité à répondre aux besoins des usagers.
L’engagement formalisé par l’État congolais et la signature des contrats constituent donc des avancées institutionnelles importantes. La prochaine étape consistera à traduire ces engagements en travaux, puis à mettre en place un dispositif fonctionnel susceptible d’améliorer durablement les déplacements dans la capitale. Pour MetroKin, le rendez-vous annoncé de décembre 2026 représente désormais un test majeur celui du passage des accords signés aux réalisations concrètes.
La rédaction



