
Procréation médicalement assistée, Tribunal de commerce, numérisation, filiation adoptive et mariage posthume : cinq interventions ont marqué la conférence organisée à la salle A.U.F.
À l’occasion du 10e anniversaire de la loi portant modification du Code de la famille, le Café juridique de l’université de Kinshasa a organisé, ce jeudi 15 octobre 2026 à 9h, à la salle A.U.F, une conférence placée sous le thème général : « Les mutations du droit privé congolais : bilan des réformes, évolution des pratiques judiciaires et perspectives d’adaptation du droit aux réalités contemporaines ».
Les défis de la procréation médicalement assistée
Le premier intervenant, Me Henoc Kalala, avocat, assistant et doctorant à l’Université de Kinshasa, a consacré son exposé à la procréation médicalement assistée et à quelques-uns des défis qu’elle pose en droit privé congolais.
Le Tribunal de commerce : histoire, état actuel et perspectives
La deuxième intervention, de Héritier Kasongo Idrissa, juge de paix et assistant à l’Université de Kinshasa, a porté sur la loi relative au Tribunal de commerce en République démocratique du Congo. Il en a retracé l’histoire, présenté l’état actuel et évoqué les perspectives d’avenir.
Réformer le Code de la famille face à la numérisation
Plamedie Malemba Mukadi, avocate (BKG), assistante à l’UNIKIN, spécialiste en droit de la famille et du numérique et membre du CIDFA, a ensuite abordé les perspectives de réforme du Code de la famille de la RDC face aux défis de la numérisation.
Filiation adoptive : de la protection normative à l’effectivitéLe juge Osborn Ndomba, membre du centre interuniversitaire de droit de la famille et homme d’Église, a présenté la quatrième intervention, intitulée « Filiation adoptive et Code de la famille révisé, dix ans après : de la protection normative de l’enfant à l’effectivité, bilan et perspectives pour la famille congolaise ».
Le mariage posthume en droit congolais
Enfin, Me Nathan Mukendi, avocat au barreau de Kinshasa/Matete et assistant à l’Université de Kinshasa, est intervenu sur « Le mariage posthume en RDC : étude de lege ferenda », c’est-à-dire sur ce que le droit pourrait prévoir à l’avenir.
Prenant la parole en fin de journée, le chancelier du café juridique UNIKIN Mannix Nongo a souligné l’utilité de cette journée scientifique et encouragé les jeunes étudiants à s’investir dans la réflexion juridique.
Par la variété des sujets, cette conférence a montré que le droit privé congolais est confronté à des questions nouvelles, liées aux évolutions techniques, économiques et sociales.
Elle s’est inscrite dans le cadre du dixième anniversaire de la révision du Code de la famille, qui a servi de point de départ à un bilan et à des perspectives d’adaptation.
Mohamed Betembi



