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RDC : le gouvernement vise l’extension des cantines scolaires à l’ensemble du territoire d’ici 2029

Le gouvernement de la République démocratique du Congo ambitionne d’étendre le programme de cantines scolaires à l’ensemble du territoire national d’ici 2029. À travers cette initiative, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté entend améliorer les conditions d’apprentissage, renforcer l’assiduité des élèves et contribuer à leur réussite éducative.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée le 16 octobre, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDUC-NC) a réaffirmé l’importance de l’alimentation scolaire dans le développement des enfants et l’amélioration du système éducatif congolais. Selon une publication du ministère datée du 17 octobre 2026, le programme de cantines scolaires devrait progressivement couvrir l’ensemble du pays à l’horizon 2029.

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Pour préparer cette extension, 78 écoles ont été retenues dans le cadre de la phase pilote, destinée à tester les mécanismes opérationnels et logistiques nécessaires au fonctionnement des cantines scolaires. Les premières interventions concernent notamment les provinces du Kasaï, du Kasaï-Central, du Kasaï-Oriental, du Tanganyika ainsi que la ville-province de Kinshasa.

Cette première étape prévoit l’installation des cantines dans les établissements sélectionnés, la formation des acteurs locaux et la mise en place des équipements nécessaires. Elle doit également permettre d’évaluer les conditions pratiques d’application du programme avant son élargissement progressif à l’échelle nationale.

Le modèle envisagé par les autorités repose essentiellement sur les ressources de l’État, avec une participation des communautés bénéficiaires, en nature ou en argent, afin de favoriser la pérennité du programme.

« Les ressources primaires restent toutefois celles de l’État donc le Trésor public », a précisé Christelle Nsambu, directrice cheffe de service de la Direction de l’éducation à la vie courante (DEVC), citée par le ministère.

Le gouvernement entend également s’appuyer sur l’expertise du Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que sur la collaboration d’organisations locales et d’autres partenaires techniques et logistiques. Cette approche vise à favoriser un approvisionnement durable et à adapter les cantines aux réalités des différentes communautés.

Au-delà de la distribution des repas, le programme entend contribuer à l’amélioration de la fréquentation scolaire et à la réduction de l’abandon des études. Le ministère prévoit notamment de mesurer les résultats à partir de la présence des élèves en classe, de leur maintien dans le système éducatif et de la contribution des cantines à l’économie locale.

La mise en œuvre du dispositif reste toutefois conditionnée par certaines exigences matérielles et sanitaires. Les écoles concernées doivent notamment disposer d’un espace de stockage, d’un magasin et d’un point d’eau permettant de garantir la sécurité alimentaire et l’hygiène. La formation des acteurs locaux constitue également une étape préalable au démarrage effectif de la distribution des repas.

L’extension des cantines scolaires s’inscrit dans une démarche visant à compléter les efforts entrepris pour améliorer l’accès à l’éducation en RDC. En permettant aux élèves de bénéficier de repas dans leur établissement, le programme ambitionne de créer un environnement plus favorable aux apprentissages, particulièrement pour les enfants issus de milieux vulnérables.

L’échéance de 2029 représente néanmoins un défi important en matière de financement, de logistique, d’infrastructures et de coordination entre les différents intervenants. La réussite de cette ambition dépendra notamment de la capacité des autorités à assurer la régularité des repas, la qualité nutritionnelle des aliments et un suivi rigoureux des établissements bénéficiaires.

L’objectif est donc de faire de l’alimentation scolaire un levier de réussite éducative et de développement local. La progression du programme au cours des prochaines années permettra d’apprécier dans quelle mesure cette ambition pourra se concrétiser dans les écoles congolaises.

Diallo MWAMBA

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