Préparatifs électoraux : Denis Kadima et Adolphe Muzito examinent les besoins de la CENI pour l’enrôlement et les élections de 2028.

À l’approche du prochain cycle électoral, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) veut éviter que les contraintes financières ne ralentissent les préparatifs. Son président, Denis Kadima Kazadi, a échangé jeudi 24 septembre 2026 à Kinshasa avec le Vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito Fumutsi, autour des besoins financiers de l’institution.
La préparation des élections de 2028 commence également sur le terrain budgétaire. C’est dans cette perspective que le président de la CENI, Denis Kadima Kazadi, a rencontré le patron du Budget pour présenter les principales priorités financières de la Centrale électorale. Au cœur des échanges, la nécessité pour l’État d’intégrer suffisamment tôt les dépenses liées au prochain processus électoral dans la programmation budgétaire nationale. La CENI, qui émarge directement au budget de l’État, estime qu’une planification progressive des ressources permettra d’anticiper les différentes étapes du calendrier électoral.
« Nous ne sommes pas une institution qui fonctionne isolément. Le gouvernement a beaucoup de besoins, mais nous demandons de tenir compte des élections prévues en 2028 et de prévoir un budget en conséquence », a déclaré Denis Kadima Kazadi au terme de la rencontre.
Parmi les opérations à financer figure notamment l’enrôlement des électeurs. Cette étape, considérée comme un préalable majeur avant l’organisation des scrutins, devrait mobiliser des ressources importantes. Pour la CENI, l’enjeu consiste donc à inscrire progressivement les besoins de l’institution dans les prévisions financières de l’État, plutôt que d’attendre les échéances électorales pour mobiliser les moyens nécessaires. Cette démarche repose sur un étalement budgétaire progressif, adapté aux différentes phases de préparation du processus électoral.
La rencontre avec le ministère du Budget constitue également une étape dans le dialogue entre les institutions impliquées dans la préparation des prochaines élections. Malgré les contraintes auxquelles sont confrontées les finances publiques, le ministère du Budget s’est montré réceptif aux propositions présentées par la CENI. Les discussions doivent désormais se poursuivre afin de consolider l’enveloppe financière destinée à la Centrale électorale. Celle-ci devra ensuite s’inscrire dans le processus d’examen et d’adoption du budget de l’État par le Parlement.
À plus de deux ans des élections de 2028, la CENI cherche ainsi à inscrire la préparation financière du scrutin dans une logique d’anticipation, avec l’enrôlement des électeurs et les autres opérations électorales en ligne de mire.
La rédaction



