Sud-Ubangi : ouverture de la session parlementaire de mars 2026 à l’Assemblée Provinciale

L’Assemblée provinciale du Sud-Ubangi a officiellement ouvert, comme prévu, sa session ordinaire de mars 2026, principalement consacrée au contrôle parlementaire, conformément aux prérogatives reconnues aux élus provinciaux en République démocratique du Congo.
Dans son allocution d’ouverture, l’honorable Papy Malumba Ndoko, vice-président et président intérimaire de l’organe délibérant, a rappelé le rôle constitutionnel de l’Assemblée provinciale dans la mise en cause de la responsabilité du gouvernement provincial. Celui-ci peut être sanctionné notamment par le vote d’une motion de censure, tandis que les membres du gouvernement peuvent faire l’objet d’une motion de défiance.
Insistant sur les mécanismes de contrôle, le président intérimaire a souligné que les commissions d’enquête disposent de larges pouvoirs. Elles peuvent convoquer toute personne jugée utile à leurs travaux, laquelle est tenue de répondre sous peine de poursuites judiciaires, sur requête du président de la commission.
Il a également rappelé que le contrôle parlementaire prévu en mars 2025 n’avait pas pu se tenir en raison de la fermeture de l’hémicycle sur instruction du Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Les matières non traitées avaient été reprogrammées lors de la session de septembre 2025 comme arriérés parlementaires.
Trois commissions parlementaires avaient alors été déployées dans des secteurs clés, notamment :
L’éducation nationale et la nouvelle citoyenneté,
La Direction générale des recettes du Sud-Ubangi etl’exécutif provincial.
Les rapports issus de ces enquêtes, adoptés lors de la plénière du 30 décembre 2025, ont mis en cause plusieurs personnes pour détournement de fonds publics. Selon Papy Malumba Ndoko, les personnes citées seront traduites en justice afin de répondre de leurs actes.
Face à l’opinion publique, le président intérimaire a rassuré que tous les services publics provinciaux et locaux feront l’objet d’un contrôle rigoureux durant cette session. Il a averti que tout contrevenant devra en assumer les conséquences.
Dans un ton ferme, il a également rappelé que l’Assemblée provinciale « n’est pas un parti politique », mais une institution régie par des règles strictes et le respect des procédures, rejetant toute forme d’ingérence ou de diktat.
L’Assemblée provinciale a salué la collaboration avec le gouverneur , mettant en avant un climat de paix et de bonne entente entre les institutions provinciales. Elle a également félicité le comité provincial de sécurité pour ses efforts dans le maintien de l’ordre.Toutefois, l’institution a mis en garde contre toute tentative d’intimidation ou de déstabilisation, affirmant sa détermination à préserver l’ordre institutionnel dans la province.
Cette session ordinaire de mars 2026 s’étendra sur trois mois et prendra fin le 30 juin prochain.
Abdallah Mushika à Gemena



