Sénat ; Bahati au bord de la chute, 40 signatures et l’ombre d’une destitution plane sur lui.

Le deuxième vice-président du Sénat, Bahati Lukwebo Modeste, s’est retrouvé au cœur d’une controverse suite à une conférence de presse tenue le 4 mars 2026, au cours de laquelle il abordait plusieurs dossiers majeurs : la dénonciation d’une cabale autour de l’acquisition de la succursale de Bralima Bukavu, son soutien à l’Accord de Washington et aux initiatives de paix, ainsi que l’appel à un cessez-le-feu et à l’application de la résolution 2773 des Nations Unies.Lors de cette rencontre avec la presse, une question sur la modification de la Constitution a suscité des réactions inattendues.
Les propos du sénateur ont été interprétés à tort comme une opposition à une éventuelle révision du texte fondamental. Face à cette confusion, Bahati Lukwebo a rapidement tenu à clarifier sa position dans un communiqué : « Ma réponse a été mal comprise lorsque je disais qu’il faut d’abord changer de mentalités avant de changer la Constitution. Le problème ne se situe pas dans les textes, mais dans leur application par les hommes », a-t-il indiqué.Le sénateur a présenté ses excuses pour ce malentendu et a réaffirmé sa loyauté envers le Président Félix Tshisekedi ainsi que son engagement au sein de l’Union Sacrée de la Nation.
Cependant, cette clarification n’a pas calmé certaines tensions. Une pétition visant sa destitution ou sa démission a atteint 40 signatures au 10 mars, signalant une volonté manifeste de la part des pétitionnaires de voir aboutir leur initiative. Les auteurs de cette démarche affirment vouloir une action forte pour garantir la cohérence des positions politiques au sein de l’Union Sacrée.
La rédaction



