Séisme politique sur la réforme électorale en RDC ; Meschak Mandefu déclenche la chute annoncée du cumul des candidatures.

Le député national Meschak Mandefu Muela Mechack, élu de Kazumba dans le Kasaï Central, a déposé deux propositions de loi à l’Assemblée nationale en vue de réformer le cadre électoral de la République démocratique du Congo.
Ces initiatives visent à renforcer la transparence, améliorer la gouvernance électorale et structurer davantage le processus démocratique du pays. À travers cette démarche, le député national s’affirme comme une figure active du Parlement, déterminée à faire évoluer les règles du jeu démocratique dans un contexte où la transparence électorale demeure un enjeu majeur.
Les deux textes présentés ciblent des piliers essentiels du processus électoral. Le premier concerne la révision de la loi n°06/006 du 9 mars 2006, qui encadre l’organisation des élections en RDC. Le second vise la réforme de la Commission électorale nationale indépendante, à travers la modification de sa loi organique, déjà révisée à plusieurs reprises.
Par cette double initiative, Meschak Mandefu entend corriger les failles structurelles du système et proposer des mécanismes plus adaptés aux exigences d’un État démocratique moderne.
Parmi les innovations majeures, le député propose l’interdiction du cumul des candidatures à plusieurs postes électifs au cours d’un même cycle électoral. Cette mesure vise à garantir une meilleure équité entre candidats et à limiter les stratégies opportunistes souvent décriées.
Le député propose également une ouverture encadrée des candidatures, permettant à des profils compétents et qualifiés d’accéder à la compétition électorale, dans un cadre mieux régulé.
L’une des innovations majeures réside dans le renforcement des critères d’accès à la magistrature suprême. Les textes introduisent une approche plus rigoureuse, fondée sur la compétence, l’expérience et la capacité de gestion.
Les propositions envisagent la mise en place d’un mécanisme structuré incluant des appels à candidatures, l’examen des dossiers ainsi que des évaluations ou auditions des postulants. L’objectif est de promouvoir des profils répondant aux exigences d’une gouvernance moderne.
Les textes suggèrent également une réforme du seuil de représentativité, avec la suppression du seuil de 60 %, remplacé par un seuil de 3 %. Cette mesure vise à encourager la formation de grands regroupements politiques, réduire la fragmentation du paysage politique et renforcer la représentativité des partis.
Les propositions introduisent en outre de nouvelles règles pour les témoins et observateurs électoraux. Les témoins devront être inscrits dans la circonscription concernée, tandis que les observateurs nationaux devront également en être issus. Les observateurs internationaux, quant à eux, restent autorisés.
Ces mesures visent à améliorer la transparence du processus et à limiter les irrégularités constatées lors des scrutins. Les deux propositions seront prochainement examinées en plénière à l’Assemblée nationale. Elles feront l’objet de débats avant une éventuelle adoption. En cas de recevabilité, elles seront transmises au Sénat pour une seconde lecture, conformément à la procédure législative.
Dans un contexte marqué par des attentes fortes en matière de gouvernance électorale, cette offensive législative pourrait marquer un tournant. Elle porte l’ambition d’un système électoral plus transparent, plus équitable et mieux structuré, à la hauteur des aspirations démocratiques de la RDC.
La rédaction



