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Santé : l’OMS alerte sur le noma, une maladie dévastatrice qui menace les jeunes enfants.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a alerté, vendredi 7 août 2026, sur les dangers du noma, une maladie tropicale négligée qui touche principalement les jeunes enfants vivant dans des conditions de grande vulnérabilité. Rapidement évolutive, cette affection peut toutefois être stoppée lorsqu’elle est détectée et prise en charge à temps.

Le noma fait l’objet d’une nouvelle alerte sanitaire de l’OMS. Cette maladie sévère, qui commence généralement dans la bouche avant de s’étendre aux tissus du visage, concerne particulièrement les enfants âgés de 2 à 6 ans, notamment ceux confrontés à la malnutrition, à une mauvaise hygiène bucco-dentaire ou à un accès limité aux soins. Classée parmi les maladies tropicales négligées, l’affection peut évoluer rapidement. Une inflammation ou une infection des gencives peut progressivement atteindre les joues, les lèvres, la mâchoire, le nez et, dans certains cas, les yeux.La malnutrition parmi les principaux facteurs de risque

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Son apparition est généralement favorisée par la combinaison de plusieurs facteurs, dont la malnutrition, une mauvaise hygiène bucco-dentaire, l’affaiblissement du système immunitaire, certaines infections et des conditions de vie précaires.La malnutrition constitue un facteur particulièrement important. Un enfant dont les défenses immunitaires sont affaiblies est davantage exposé aux infections. Lorsque les douleurs buccales entraînent ensuite un refus de s’alimenter, son état nutritionnel peut rapidement se détériorer.

Les difficultés d’accès aux structures sanitaires peuvent également retarder le diagnostic. Dans certaines zones, l’éloignement des centres de santé, le coût des soins, la méconnaissance de la maladie ou encore la stigmatisation compliquent davantage la prise en charge.

Certains signes doivent attirer l’attention, particulièrement lorsqu’ils apparaissent chez un enfant malnutri ou fragilisé. Il s’agit notamment de gencives gonflées, inflammées ou saignantes, d’une mauvaise haleine persistante, de douleurs autour de la bouche, de fièvre, de fatigue, d’une salivation excessive ou encore d’un refus de manger accompagné d’une perte de poids.

Selon Médecins sans frontières (MSF), l’évolution peut commencer par une gingivite, suivie d’un ulcère et d’un gonflement des gencives ou de la joue.Sans intervention médicale, la maladie peut alors progresser rapidement et provoquer d’importantes atteintes des tissus.

L’OMS souligne que le noma peut être stoppé lorsqu’il est détecté suffisamment tôt. La prise en charge peut notamment comprendre des antibiotiques prescrits par un professionnel de santé, des soins locaux, une prise en charge nutritionnelle et le traitement des éventuelles maladies associées. La chirurgie reconstructive peut intervenir ultérieurement chez les survivants présentant d’importantes séquelles, notamment après stabilisation de l’infection et amélioration de leur état nutritionnel.

Certains enfants peuvent également nécessiter une rééducation ainsi qu’un accompagnement psychologique et social. Les séquelles peuvent en effet affecter l’alimentation, la parole, la respiration ou l’ouverture de la bouche. Les survivants peuvent aussi être confrontés à la stigmatisation et à l’isolement.

Pour réduire les risques, les acteurs sanitaires recommandent notamment une alimentation suffisante, une bonne hygiène bucco-dentaire, la vaccination contre certaines maladies infantiles, la prise en charge de la malnutrition et un accès rapide aux consultations médicales. L’OMS relève toutefois que les données disponibles sur le noma restent anciennes et incomplètes, de nombreux cas n’étant ni diagnostiqués ni déclarés. Une meilleure connaissance des premiers signes de la maladie apparaît ainsi essentielle pour réduire les retards de prise en charge.

Le noma demeure donc à la fois une urgence médicale et un indicateur des inégalités d’accès aux soins. Pour les familles, la vigilance face aux premiers symptômes et le recours rapide à une structure de santé restent déterminants, car une intervention précoce peut empêcher l’évolution de cette maladie.

La rédaction

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