RDC–FMI : un accord technique sur la 3e revue du programme FEC valide une croissance de plus de 5,5 % et la poursuite des réformes économiques

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo, dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, a franchi une étape importante dans la mise en œuvre de son programme économique avec le Fonds monétaire international (FMI).
Le 6 mai 2026, la Cheffe du Gouvernement a présidé une réunion de restitution de la mission du FMI, sanctionnée par un accord technique sur la troisième revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).
Cet accord intervient après plusieurs jours d’échanges entre les autorités congolaises et les experts de l’institution financière.
Les discussions ont permis de dégager des axes prioritaires, notamment la mobilisation accrue des recettes publiques, la modernisation de l’administration douanière et l’interconnexion des régies financières.
Le Gouvernement prévoit également la préparation d’un collectif budgétaire, ainsi que la poursuite des réformes structurelles destinées à améliorer la gouvernance économique et la transparence dans la gestion des finances publiques.Malgré un contexte marqué par des défis sécuritaires et des perturbations économiques internationales, l’économie congolaise fait preuve de résilience.
Le Chef de mission du FMI pour la RDC, Calixte Ahokpossi, a souligné les performances enregistrées :L’économie est demeurée résiliente malgré les chocs (…) La croissance est restée robuste, au-dessus de 5,5 %, et l’inflation a fortement diminué Ces résultats traduisent l’impact des réformes engagées et la stabilité progressive du cadre macroéconomique.
À travers cet accord technique, le Gouvernement Suminwa réaffirme sa volonté de maintenir la stabilité macroéconomique, de renforcer la discipline budgétaire et de poursuivre les réformes en vue d’une croissance inclusive et durable.Cette avancée constitue également un signal rassurant pour les partenaires techniques et financiers de la RDC, quant à la capacité du pays à poursuivre ses engagements économiques.
Toutefois, le défi reste désormais la mise en œuvre effective de ces réformes, dans un contexte où la stabilité économique demeure essentielle pour améliorer les conditions de vie des populations.
Joseph Tsuekila



