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RDC : Fayulu s’appuie sur la CENCO et l’ECC pour appeler Tshisekedi à la raison.

Les réactions continuent de se multiplier à la suite de la position exprimée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) sur le débat relatif à une éventuelle révision de la Constitution. Figure de l’opposition congolaise et président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Martin Fayulu a appelé le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à tenir compte des avis exprimés par les principales confessions religieuses du pays.

Dans un message publié sur son compte X, l’opposant estime que les récentes déclarations de la CENCO et de l’Église du Christ au Congo (ECC) traduisent une opposition claire à toute initiative visant à modifier la Constitution actuellement en vigueur.« Hier, la CENCO a estimé qu’il n’existe ni nécessité, ni urgence, ni opportunité de changer la Constitution. De son côté, l’ECC a souligné, le 7 juin, que le respect strict de la Constitution actuelle est indispensable », a écrit Martin Fayulu.

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Pour le leader de l’ECiDé, les positions exprimées par ces deux grandes institutions religieuses constituent un signal fort dans le débat national autour de l’avenir de la Constitution. Il invite ainsi le chef de l’État et les partisans d’une éventuelle réforme constitutionnelle à privilégier la voie du dialogue et à prendre en considération les préoccupations exprimées par une partie de la société congolaise.

« Nous demandons donc à M. Tshisekedi et à ses partisans d’écouter la voix de la raison. Personne n’a jamais vaincu son propre peuple. Les événements historiques, anciens comme récents, en témoignent éloquemment », a-t-il ajouté.

Cette prise de position intervient alors que la CENCO a récemment reçu et auditionné des représentants de la majorité présidentielle ainsi que ceux de l’opposition dans le cadre des consultations liées au débat constitutionnel. À l’issue de ces échanges, les évêques catholiques ont réaffirmé leur opposition à un changement de la Constitution, une position qui contraste avec l’approche plus nuancée adoptée par certaines autres composantes de la société.

Dans un contexte où les discussions autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle continuent d’alimenter le débat politique national, les déclarations de la CENCO, de l’ECC et de plusieurs leaders de l’opposition contribuent à renforcer les interrogations sur l’opportunité d’un tel projet et sur ses implications pour l’avenir institutionnel du pays.

La rédaction

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