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RDC : face à Ebola, Raïssa Malu prépare une rentrée scolaire 2026-2027 à plusieurs vitesses.

À quelques jours de la rentrée scolaire prévue le 1er septembre 2026, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté adapte son dispositif à la situation épidémiologique. Sur 138 sous-divisions éducationnelles situées dans les provinces touchées par Ebola, 40 sont concernées par l’épidémie, dont 18 classées à haut risque.

La rentrée scolaire 2026-2027 aura bien lieu le 1er septembre, mais elle ne se déroulera pas de la même manière dans toutes les zones affectées par la maladie à virus Ebola. Face à la 17ᵉ épidémie d’Ebola, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a présenté un dispositif conçu avec le ministère de la Santé. L’objectif est de maintenir les élèves dans une dynamique d’apprentissage tout en réduisant les risques de transmission du virus dans les établissements scolaires.

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Le nouveau dispositif repose sur une classification en trois catégories : zones vertes, oranges et rouges. Dans les zones vertes, où aucun cas d’Ebola n’a été déclaré, les autorités privilégieront la vigilance, la prévention et la sensibilisation afin d’éviter l’apparition de nouveaux cas. Les zones oranges, déjà touchées mais où la situation reste maîtrisée, bénéficieront d’un renforcement des mesures d’hygiène, de prévention et d’information. La réponse sera plus stricte dans les zones rouges, considérées comme présentant un risque élevé.

Dans ces secteurs, l’enseignement en présentiel sera temporairement adapté afin de limiter les rassemblements. « La rentrée a bien lieu le 1er septembre, mais de manière différenciée », a expliqué Raïssa Malu. Dans les zones à haut risque, l’adaptation des cours ne signifie toutefois pas la fermeture complète des établissements. « L’école reste le point de service éducatif. L’école reste ouverte », a précisé la ministre. Les enseignants et les encadreurs continueront à être présents dans les écoles, en collaboration avec les équipes sanitaires. Des dispositifs de lavage des mains et des kits sanitaires seront également installés.

Pour maintenir les apprentissages dans les zones rouges, le gouvernement mise sur un système d’enseignement à distance accessible même aux familles qui ne disposent pas d’une connexion Internet ou d’équipements numériques. Des feuilles pédagogiques, élaborées à partir des programmes scolaires et axées sur les savoirs essentiels, seront distribuées aux élèves afin qu’ils poursuivent leur travail à domicile. Le dispositif sera complété par des programmes éducatifs diffusés sur les radios locales et communautaires.

La ministre a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas nécessairement d’un enseignement en ligne : « Il ne faut surtout pas entendre enseignement en ligne ou Internet ». L’ambition est surtout de maintenir le lien entre l’élève et l’école. « L’objectif, c’est de maintenir l’enfant en activité à l’école, à la maison, de ne pas le déconnecter de l’école et d’aller vers les savoirs essentiels », a-t-elle expliqué. Dans un premier temps, ce mécanisme devrait être appliqué pendant quatre semaines, avant une nouvelle évaluation de la situation épidémiologique.

Si la menace persiste, les supports pédagogiques pourront continuer à être imprimés et les contenus éducatifs à être diffusés par les radios communautaires. Les parents et les élèves pourront également se rendre dans les établissements, selon une programmation établie par les autorités, notamment pour récupérer les documents pédagogiques. Une périodicité de deux semaines est notamment envisagée. Dans les zones classées oranges, les cours en présentiel devraient se poursuivre, mais avec un renforcement des mesures sanitaires. Les élèves présentant des symptômes devront rester à domicile et être orientés vers les structures de santé. « Vous ne venez pas à l’école si vous avez des symptômes.

Vous prévenez, vous passez dans la zone de santé », a recommandé Raïssa Malu. La sensibilisation portera également sur l’hygiène, les gestes de prévention et le respect des consignes sanitaires dans les établissements. Le ministère entend travailler avec les enseignants, les chefs d’établissement, les parents, les médias et les services de santé afin d’assurer une communication permanente sur l’évolution de la situation. « Les enfants ne peuvent pas être deux fois pénalisés » Pour la ministre, la lutte contre Ebola ne doit pas se transformer en une nouvelle rupture scolaire. « Les enfants ne peuvent pas être deux fois pénalisés et par l’épidémie et par l’arrêt des cours », a-t-elle déclaré.

Des enseignants référents devraient ainsi maintenir le contact avec les élèves et leurs familles afin de faciliter la continuité des apprentissages. Raïssa Malu assure également que ce dispositif ne devrait entraîner aucune dépense supplémentaire pour les parents, son financement devant être assuré par le gouvernement avec l’appui de ses partenaires. La question des examens est également prise en compte dans le dispositif. Si l’épidémie devait encore être active au moment des évaluations, celles-ci devraient se tenir dans les établissements scolaires, avec des mesures renforcées de distanciation et de prévention.

À travers cette rentrée différenciée, le gouvernement cherche donc à établir un équilibre entre continuité de l’éducation et protection sanitaire. La stratégie repose désormais sur une adaptation permanente aux risques locaux, maintenir les cours là où la situation le permet, renforcer la prévention dans les zones intermédiaires et assurer la continuité pédagogique autrement dans les secteurs les plus exposés. L’enjeu est double, éviter la propagation d’Ebola dans le milieu scolaire sans interrompre durablement l’année académique des élèves congolais.

La rédaction

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