
Me Christian Mulamba initie depuis Kananga une pétition citoyenne visant la révision de la Constitution du 18 février 2006, avec en ligne de mire 100 000 signatures pour saisir l’Assemblée nationale. Structurée autour de 14 articles, la proposition met en avant des réformes majeures, notamment l’instauration d’un Parlement monocaméral avec la suppression du Sénat et le transfert de ses compétences à l’Assemblée nationale.
Le texte prévoit également l’anglais comme deuxième langue officielle et l’introduction d’un quota constitutionnel obligatoire de 30 % pour les femmes et 30 % pour les jeunes dans les institutions.Le projet aborde aussi des questions sensibles liées à la justice et à la gouvernance. Il suggère la réintégration du parquet dans le pouvoir judiciaire, la suppression du pouvoir d’injonction du ministère de la Justice et la désignation des juges constitutionnels exclusivement par le Conseil supérieur de la magistrature, avec au moins 15 ans d’expérience.
Parmi les autres mesures proposées figurent le transfert de la capitale vers Matadi, la limitation du mandat présidentiel à deux mandats non renouvelables et la création d’une chambre d’appel au sein des hautes juridictions pour les affaires répressives impliquant certaines personnalités. L’initiateur affirme devoir atteindre le seuil de 100 000 signatures pour déposer officiellement sa pétition d’ici le mois de mars, conformément à l’article 218 de la Constitution, ouvrant ainsi la voie à un débat national sur la réforme des institutions.
Richard PASUANZAMBI



