Kinshasa : la pénurie d’eau potable persiste malgré l’abondance des ressources en RDC

Paradoxe frappant au cœur de la République démocratique du Congo : alors que le pays détient près de 52 % des réserves d’eau douce du continent africain, l’accès à l’eau potable demeure un luxe pour de nombreux habitants de Kinshasa.
Selon le Comité national d’action de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, la capitale congolaise fait face à une crise persistante d’approvisionnement en eau, mettant en difficulté des millions de citoyens. Dans plusieurs quartiers, les robinets restent désespérément secs, contraignant les populations à des solutions de fortune.
Chaque jour, des femmes, des enfants et des hommes parcourent de longues distances, bidons à la main, à la recherche d’un point d’eau. D’autres attendent tard dans la nuit l’arrivée sporadique de quelques gouttes dans les canalisations, dans l’espoir de remplir leurs récipients.
Cette situation s’explique notamment par la vétusté des infrastructures, l’insuffisance des capacités de production et de distribution, ainsi que par l’urbanisation rapide de la ville. À cela s’ajoutent des défis de gouvernance et de financement qui freinent la modernisation du réseau.
Pour les experts du Comité national d’action de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, il est urgent d’investir massivement dans le secteur de l’eau afin de garantir un accès équitable et durable. L’amélioration des installations, le renforcement des capacités de traitement et la gestion efficace des ressources apparaissent comme des priorités incontournables.
Au-delà des difficultés quotidiennes, cette pénurie pose également un problème majeur de santé publique, exposant les populations à des maladies liées à la consommation d’eau non potable.
Face à ce contraste entre richesse naturelle et précarité d’accès, les habitants de Kinshasa continuent d’espérer des solutions concrètes pour mettre fin à une crise qui perdure et affecte profondément leur qualité de vie.
Diallo MWAMBA



