Kasaï : des enseignants sans salaire depuis deux mois menacent de boycotter la rentrée scolaire.

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 1er septembre, la situation de plusieurs enseignants venus des territoires du Kasaï suscite des inquiétudes. Bloqués à Tshikapa depuis près de deux mois pour des opérations d’identification et de régularisation liées au paiement de leurs salaires, ils affirment ne toujours pas avoir perçu leurs rémunérations.
La rentrée scolaire approche, mais l’incertitude demeure pour plusieurs enseignants du Kasaï. Arrivés à Tshikapa afin de régulariser leur situation administrative et de permettre le paiement de leurs salaires, ces enseignants disent être confrontés à une attente qui se prolonge depuis près de deux mois. Éloignés de leurs familles, ils affirment faire face à des difficultés croissantes pour se loger, se nourrir et subvenir à leurs besoins quotidiens. Pour certains, l’absence de rémunération a épuisé les maigres ressources dont ils disposaient avant leur déplacement vers le chef-lieu de la province.
Parmi les enseignants concernés figurent ceux venus de plusieurs territoires de la province. Un enseignant originaire de Nyanga, dans le territoire de Tshikapa, situé à plus de 80 kilomètres du chef-lieu provincial, affirme que la situation reste particulièrement difficile. Selon son témoignage, certains enseignants n’ont toujours pas été identifiés, tandis que d’autres, déjà enregistrés dans le cadre des opérations administratives, attendent encore le versement de leurs salaires. « Nous sommes ici depuis deux mois. Certains enseignants n’ont jamais été identifiés et ceux qui l’ont été attendent toujours leur salaire. Nous sommes dans une situation très difficile », déplore-t-il.
Cette situation place les enseignants concernés dans une position particulièrement délicate à l’approche de la reprise des cours. Face à cette attente prolongée, la colère monte parmi les enseignants. Certains menacent de ne pas rejoindre leurs établissements scolaires tant que leurs arriérés de salaire ne seront pas réglés. D’autres envisagent de rester à Tshikapa jusqu’au paiement effectif de leurs rémunérations, faisant ainsi planer le risque d’une perturbation du calendrier scolaire dans certains territoires de la province. Cette situation intervient pourtant alors que les autorités éducatives et les responsables des établissements poursuivent les préparatifs en vue d’assurer une rentrée normale le 1er septembre.
Les enseignants concernés demandent désormais une intervention rapide des autorités provinciales et nationales. Ils sollicitent notamment l’accélération des opérations d’identification, la régularisation des dossiers encore en suspens et le paiement des salaires dus. Pour ces professionnels de l’éducation, la résolution de cette situation est devenue urgente, non seulement pour leur permettre de retrouver leurs familles et leurs établissements, mais aussi pour éviter que leurs difficultés administratives et financières ne compromettent la reprise des cours.
À moins de deux semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, le dossier des enseignants bloqués à Tshikapa constitue donc un enjeu important pour le bon démarrage de l’année scolaire dans plusieurs territoires du Kasaï.
La rédaction



