Il suffit que deux gouttes d’eau tombent pour que Kinshasa coule ;chronique d’infosligh.cd
La capitale de la République démocratique du Congo s’est réveillée ce matin sous les effets d’une pluie diluvienne tombée dans la nuit du 19 au 20 février. Une fois de plus, ces intempéries ont mis en évidence la fragilité structurelle de la ville.À Mont-Ngafula, plusieurs habitations se sont effondrées, laissant des familles sans abri. Dans d’autres communes, d’importants dégâts matériels ont également été signalés. Des ménages ont passé la nuit à la belle étoile après que les eaux ont envahi maisons et parcelles.Les fortes pluies ont provoqué des inondations sur plusieurs grandes artères de Kinshasa, perturbant la circulation et compliquant les déplacements matinaux. Des embouteillages et des difficultés d’accès ont été observés dans différents quartiers.Cette situation, devenue récurrente lors des épisodes de pluies intenses, continue de susciter des inquiétudes quant à la capacité de la capitale à faire face aux aléas climatiques.Par ailleurs, la METTELSAT annonce des précipitations excédentaires à Kinshasa entre février et avril 2026. Selon l’agence météorologique nationale, ces pluies pourraient entraîner des inondations majeures, des glissements de terrain et une exposition accrue des zones à risque.Face à ces prévisions, la METTELSAT appelle les autorités à prendre des dispositions préventives et invite les habitants des zones vulnérables à la vigilance.À chaque saison des pluies, Kinshasa fait face aux mêmes défis : routes submergées, habitations endommagées et familles sinistrées.Jusqu’à quand Kinshasa continuera-t-elle de sombrer sous la pluie ? S’interroge notre rédaction
Mohamed Betembi


