FLSH-UNIKIN : Danny Khenda plaide pour une meilleure valorisation du cuivre et du cobalt congolais

Finaliste de Master à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Kinshasa (FLSH-UNIKIN), a défendu mardi 22 septembre 2026 son mémoire de Master à l’amphithéâtre de la Faculté.
Son travail, intitulé « Panorama socio-économique du marché minier : stratégies commerciales internationales et influence de la négociation », porte sur les stratégies commerciales et les mécanismes de négociation dans le secteur minier de la République démocratique du Congo.
Le jeune chercheur part d’un constat : l’abondance des ressources naturelles ne garantit pas, à elle seule, la prospérité économique et sociale d’un pays.
Transformer les ressources minières en valeur ajoutée
En s’appuyant notamment sur les travaux de Michael Porter consacrés à l’avantage concurrentiel, le candidat analyse la situation de la RDC, particulièrement riche en cuivre et en cobalt.
Son étude relève plusieurs défis, parmi lesquels la faible transformation locale des minerais, la dépendance aux exportations de matières premières et les enjeux liés à la gouvernance du secteur.
Cette situation limite, selon l’analyse présentée dans le mémoire, la capacité du pays à capter une part importante de la valeur ajoutée générée par ses ressources minières.
Pour mener son analyse, Danny Khenda a combiné les méthodes descriptive et analytique, appuyées par une technique documentaire.
Son travail examine notamment plusieurs partenariats et projets liés au secteur minier congolais, dont la convention sino-congolaise, le projet Kamoa-Kakula, le Corridor de Lobito ainsi que la coopération entre la RDC et la Zambie autour de la chaîne de valeur des batteries.
À travers ces différents cas, le chercheur s’intéresse particulièrement aux stratégies commerciales internationales et à la place de la négociation dans la défense des intérêts économiques de la RDC.
Renforcer la négociation et l’industrialisation
Au terme de son étude, le candidat estime que la valorisation durable des ressources minières passe notamment par une transformation accrue des minerais sur le territoire national et par le renforcement des capacités de négociation de l’État dans les partenariats internationaux.
Son mémoire formule plusieurs recommandations, notamment l’amélioration de la transformation locale, le renforcement des capacités techniques et humaines, une meilleure transparence dans le suivi des contrats miniers, le développement des infrastructures nécessaires à l’industrialisation ainsi qu’une utilisation accrue des revenus miniers en faveur du développement national.
« L’objectif n’est pas simplement d’extraire davantage, mais de créer davantage de valeur », résume Danny Khenda.
Conscient des limites de son étude, notamment en raison de l’accès restreint à certaines données contractuelles, le candidat présente son travail comme une contribution à la réflexion sur les moyens de faire du secteur minier un davantage levier de développement économique et social pour la République démocratique du Congo.
Mohamed Betembi



