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Ebola en Ituri : un traitement préventif suscite l’espoir d’une avancée majeure, les premiers résultats attendus fin août 2026.

La lutte contre la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo pourrait franchir une étape décisive dans les prochaines semaines. Les premiers résultats des essais cliniques d’un médicament prophylactique, actuellement menés dans la province de l’Ituri, sont attendus d’ici à la fin du mois d’août 2026 et nourrissent l’espoir d’un renforcement des stratégies de riposte contre l’épidémie.

Au cours d’un entretien accordé récemment à France 24, le directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), le Dr Jean Kaseya, a expliqué que ce traitement préventif pourrait contribuer à interrompre la transmission du virus en protégeant les personnes exposées à des cas confirmés. « Si ce médicament s’avère efficace, toutes les personnes en contact avec des malades pourront le prendre et ne développeront plus la maladie. C’est ainsi que nous pensons couper la chaîne de transmission », a déclaré le Dr Jean Kaseya.

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Le médicament est actuellement expérimenté auprès des personnes identifiées comme cas contacts dans la province de l’Ituri, où l’épidémie est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola. À ce jour, aucun vaccin homologué n’est disponible contre cette variante, ce qui confère à ces essais cliniques une importance particulière pour les autorités sanitaires et les partenaires engagés dans la riposte.

Africa CDC a déjà mobilisé près de trois millions de dollars américains pour financer ces recherches. L’institution souhaite également que ces travaux débouchent sur un transfert de technologies vers les industries pharmaceutiques africaines, afin de favoriser la production locale des futurs traitements. « Nous avons financé ces essais avec une condition claire : que les résultats permettent un transfert de technologie afin que ces médicaments puissent être produits en Afrique », a souligné le directeur général d’Africa CDC.

Le Dr Jean Kaseya a, par ailleurs, estimé que la fermeture des frontières ne constitue pas une réponse adaptée à la lutte contre Ebola. Il a plaidé en faveur de mesures guidées par les données scientifiques et les preuves épidémiologiques afin d’assurer une riposte plus efficace. Attendus à la fin du mois d’août, les premiers résultats de ces essais cliniques pourraient ouvrir une nouvelle phase dans la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo.

En cas de succès, ce traitement préventif offrirait une perspective prometteuse pour mieux protéger les personnes exposées au virus et réduire durablement les chaînes de transmission.

La rédaction

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