Conseil des ministres : Judith Suminwa impose la cadence avant l’ouverture de la session parlementaire.

À l’approche de l’ouverture de la session ordinaire de mars 2026, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux des recommandations parlementaires et d’une meilleure coordination de l’agenda législatif du Gouvernement.
S’exprimant lors de la réunion du Conseil des ministres tenue le 20 février 2026 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, la cheffe de l’exécutif central a rappelé aux membres du Gouvernement leurs obligations en matière de redevabilité institutionnelle, dans un contexte marqué par la reprise imminente des travaux parlementaires. Selon le compte rendu de la réunion, des recommandations ont déjà été transmises aux ministères sectoriels en vue de leur prise en charge et de l’élaboration de réponses appropriées. La Première ministre a, en outre, exigé que les différentes initiatives législatives portées par les membres du Gouvernement soient transmises dans les délais requis pour leur inscription à l’agenda législatif.
La session ordinaire de mars, principalement consacrée au contrôle parlementaire, s’ouvrira le 15 mars 2026, conformément à l’article 115 de la Constitution. À cette occasion, les deux chambres du Parlement l’Assemblée nationale et le Sénat reprendront pleinement leurs prérogatives. Judith Suminwa Tuluka a ainsi appelé à l’engagement et à la diligence de chaque membre du Gouvernement afin de garantir une coordination efficace avec le Parlement, tant avec l’Assemblée nationale qu’avec le Sénat. L’objectif, a-t-elle souligné, est d’assurer une interaction institutionnelle fluide et conforme aux exigences constitutionnelles.
La reprise des activités parlementaires mettra par ailleurs un terme aux effets de la loi d’habilitation adoptée par les deux chambres et promulguée par le Chef de l’État. Cette loi autorisait le Gouvernement à légiférer par ordonnances-lois durant la période des vacances parlementaires, en application de l’article 129 de la Constitution. À travers cette mise au point, la Première ministre entend préparer l’exécutif à une séquence parlementaire jugée stratégique, où le contrôle de l’action gouvernementale et l’examen des initiatives législatives occuperont une place centrale dans le débat institutionnel.
La rédaction



