RDC : la gratuité de l’enseignement devrait s’étendre aux 7e et 8e années dès 2027-2028 annonce Judith Suminwa.

Le gouvernement congolais prévoit d’étendre la gratuité de l’enseignement aux élèves des 7e et 8e années de l’éducation de base dès l’année scolaire 2027-2028. Présentée par la Première ministre Judith Suminwa devant l’Assemblée nationale, cette mesure figure parmi les priorités du projet de loi de finances 2027, évalué à 56.930 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards de dollars américains.
La gratuité de l’enseignement pourrait franchir une nouvelle étape en République démocratique du Congo. Le gouvernement envisage d’étendre cette mesure aux deux premières années du secondaire, correspondant aux 7e et 8e années de l’éducation de base, à partir de l’année scolaire 2027-2028. Cette orientation a été annoncée jeudi 29 octobre 2026 par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, lors de la présentation du projet de loi de finances 2027 devant l’Assemblée nationale.
Selon la cheffe du gouvernement, les ressources prévues pour le secteur éducatif devront permettre de consolider la gratuité de l’enseignement primaire tout en préparant son extension à ces deux niveaux supplémentaires. « Dans le budget 2027, les ressources consacrées à l’éducation doivent permettre de consolider la gratuité de l’enseignement primaire et de soutenir son extension aux 7e et 8e années de l’éducation de base dès l’année scolaire 2027-2028 », a déclaré Judith Suminwa.
Cette perspective représente une évolution importante de la politique éducative nationale, dont la mise en œuvre dépendra notamment de la disponibilité des financements et de la capacité des établissements scolaires à accueillir les élèves concernés. Au-delà de la prise en charge de la gratuité scolaire, les ressources prévues dans le projet de budget 2027 doivent également soutenir le développement des infrastructures éducatives. Les dépenses envisagées concernent notamment la construction et la réhabilitation des établissements scolaires, leur équipement ainsi que la formation des enseignants.
Ces investissements visent à accompagner les besoins du système éducatif et à soutenir les conditions nécessaires à l’élargissement de l’accès à l’enseignement. L’extension de la gratuité aux 7e et 8e années soulève ainsi un double enjeu permettre aux élèves concernés de bénéficier de cette mesure et renforcer les capacités d’accueil des établissements afin de répondre à la demande scolaire.
Les orientations annoncées dans le secteur de l’éducation s’inscrivent dans un projet de loi de finances 2027 présenté en équilibre, en recettes et en dépenses, à hauteur de 56.930 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards de dollars américains. Cette enveloppe représente une augmentation de près de 12 % par rapport au budget rectificatif de l’exercice 2026.
Les dépenses d’investissement prévues pour 2027 atteignent, quant à elles, 13.722 milliards de francs congolais, soit environ 6 milliards de dollars américains. Elles représentent 27 % des dépenses du budget général, avec une progression annoncée de 30 % par rapport à l’année précédente. Ces prévisions budgétaires constituent le cadre financier dans lequel le gouvernement entend poursuivre ses investissements et soutenir ses priorités, notamment dans le domaine de l’éducation.
Si le gouvernement affiche sa volonté d’élargir la gratuité scolaire, la concrétisation de cette mesure nécessitera une mobilisation effective des ressources et une préparation adéquate des établissements concernés. La construction et la réhabilitation des écoles, la disponibilité des équipements et la formation des enseignants figurent parmi les éléments essentiels pour accompagner cette évolution. L’enjeu sera donc de traduire les orientations du budget 2027 en mesures concrètes, afin que l’extension annoncée puisse effectivement bénéficier aux élèves dès la rentrée scolaire 2027-2028.
Le projet de loi de finances devra suivre la procédure d’examen parlementaire avant son adoption définitive. Les modalités précises de mise en œuvre de cette extension restent à préciser.
La rédaction



