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RDC : « Cette Constitution, je ne l’aime pas », Tshisekedi met l’Union sacrée face à ses responsabilités.

Devant les cadres de l’Union sacrée de la nation, réunis le 24 octobre 2026 à Kinshasa, Félix Tshisekedi a relancé le débat sur l’avenir de la Constitution. Le président a renvoyé sa majorité à ses responsabilités, évoqué l’échéance de 2028 et affiché sa confiance face à la crise sécuritaire. Il a également dénoncé la stratégie d’influence internationale attribuée à Kigali.

Le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo reprend de l’ampleur. Le samedi 24 octobre, Félix Tshisekedi a exprimé son insatisfaction à l’égard de la Constitution en vigueur devant les cadres de l’Union sacrée de la nation (USN).

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Sans annoncer formellement un projet de révision, le chef de l’État a renvoyé sa famille politique à ses responsabilités. Il a également placé l’année 2028 au centre de son intervention. « Cette Constitution, je ne l’aime pas, et vous le savez », aurait-il déclaré, selon une source présente à la rencontre.

Le président a ensuite évoqué les conséquences d’un éventuel refus de sa majorité. « Vouloir la changer ou la toucher, c’est votre responsabilité. Si, en 2028, vous refusez, je m’arrête là. Mais sachez que j’ai une mission, celle de mettre le pays sur les rails, d’installer une paix véritable et durable », a-t-il affirmé, selon le compte rendu rapporté.

Ces propos replacent la question constitutionnelle au centre du débat politique. Ils soulèvent aussi des interrogations sur les choix que pourrait défendre la majorité dans les prochains mois.

Félix Tshisekedi et la Constitution : 2028 en ligne de mire

En renvoyant l’initiative à l’Union sacrée, Félix Tshisekedi place sa majorité devant ses responsabilités. Il exprime son désaccord avec le texte actuel, sans annoncer formellement un projet de révision constitutionnelle. L’année 2028 donne une portée particulière à ses déclarations. Elle correspond à la prochaine échéance présidentielle en RDC. La question de la succession au sommet de l’État se pose donc avec davantage d’acuité.

En affirmant qu’il s’arrêterait si sa majorité refusait de toucher à la Constitution, le président place ses alliés devant un choix politique sensible. Leur réaction pourrait peser sur les équilibres au sein de la coalition.

L’avenir institutionnel du pays dépendra notamment de la position que prendront les différentes composantes de l’USN. Reste à savoir si ces déclarations déboucheront sur une initiative concrète et selon quelle procédure.

Crise sécuritaire en RDC : Tshisekedi affirme que la situation est sous contrôle

La question constitutionnelle n’a pas été le seul sujet abordé lors de cette rencontre. Félix Tshisekedi s’est également exprimé sur la situation sécuritaire, alors que le conflit se poursuit dans l’est du pays. Les tensions politiques entourant l’ancien président Joseph Kabila constituent un autre facteur de préoccupation. Selon le compte rendu rapporté, Félix Tshisekedi a assuré que la situation était « sous contrôle ».

Cette déclaration vise à rassurer les membres de sa majorité face aux développements susceptibles de fragiliser la position de Kinshasa. L’engagement politique attribué à Joseph Kabila aux côtés de la rébellion ajoute une dimension politique à la crise. Ancien chef de l’État, il demeure une figure importante de la vie politique congolaise.

Le conflit dans l’est de la RDC reste marqué par les affrontements armés et les rivalités régionales. Dans ce contexte, Félix Tshisekedi cherche à préserver la cohésion de son camp et à contenir les inquiétudes au sein de sa coalition.

RDC-Rwanda : Tshisekedi dénonce la stratégie d’influence de Kigali

Sur le terrain diplomatique, Félix Tshisekedi a mis en cause la stratégie d’influence internationale du président rwandais, Paul Kagame. Selon le président congolais, Kigali aurait pris trente ans d’avance sur Kinshasa dans la construction de son image à l’étranger. Il estime que cette stratégie a contribué à ternir l’image de la RDC auprès des partenaires internationaux.

Félix Tshisekedi considère également que cette situation a fragilisé les institutions congolaises et leur crédibilité à l’étranger. Il affirme toutefois que cette dynamique est en train de changer. Le chef de l’État estime notamment que le pillage des ressources naturelles congolaises devient plus difficile. Il présente cette évolution comme un signe de changement dans le rapport de force diplomatique.

Ces déclarations mettent en évidence un autre front de la crise entre la RDC et le Rwanda celui de la perception internationale du conflit. Au-delà des opérations militaires, Kinshasa cherche à faire entendre sa position sur les responsabilités dans l’insécurité persistante à l’est du pays. Les autorités congolaises veulent aussi attirer l’attention sur l’exploitation des ressources naturelles.

Le discours présidentiel traduit ainsi la volonté du pouvoir congolais de renforcer la défense de la souveraineté nationale sur le terrain diplomatique.

Constitution, sécurité et diplomatie les trois enjeux du discours

L’intervention de Félix Tshisekedi devant les cadres de l’Union sacrée fait ressortir trois enjeux majeurs l’avenir de la Constitution, la crise sécuritaire et les relations avec le Rwanda. Sur le plan intérieur, ses déclarations relancent les interrogations sur l’avenir institutionnel de la RDC à l’approche de 2028. La position que prendra sa majorité sera déterminante pour la suite du débat.

Sur le plan sécuritaire, le président affiche sa confiance malgré la persistance des tensions dans l’est du pays. Sur le plan diplomatique, il entend défendre la crédibilité internationale de la RDC face au Rwanda. La portée politique de cette intervention dépendra désormais des réactions au sein de l’Union sacrée. Elle dépendra également de la manière dont le débat constitutionnel sera traduit en initiatives concrètes.

Une chose est certaine en renvoyant sa majorité à ses responsabilités, Félix Tshisekedi ouvre une nouvelle séquence de discussions sur l’avenir institutionnel du pays. Cette évolution intervient alors que les défis sécuritaires continuent de peser sur la trajectoire de la République démocratique du Congo.

La Rédaction

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