Biennale de Luanda : Félix Tshisekedi plaide pour une gouvernance équitable de l’eau et exige le respect de la souveraineté congolaise.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a plaidé, ce jeudi, en faveur d’une gouvernance équitable et concertée des ressources hydriques en Afrique. Intervenant à la Biennale de Luanda, en Angola, le chef de l’État congolais a souligné l’importance d’une gestion responsable de l’eau pour prévenir les tensions et les conflits liés à cette ressource stratégique sur le continent.
Dans son intervention, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de promouvoir une coopération entre les États africains autour des ressources en eau, dans un contexte marqué par les enjeux d’accès, de partage et de préservation des réserves hydriques. Pour le président congolais, une gouvernance équitable de cette ressource constitue un levier essentiel pour consolider la paix, renforcer la coopération régionale et prévenir les différends susceptibles de compromettre la stabilité du continent.
Le chef de l’État a également abordé la question sensible d’un éventuel transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins hydrographiques. À ce sujet, il a rappelé que tout projet de cette nature devrait impérativement se conformer aux lois de la République démocratique du Congo et respecter les procédures prévues par l’ordre juridique national. Il a notamment souligné la nécessité de soumettre une telle initiative à une consultation populaire par référendum, mettant ainsi en avant l’importance de l’adhésion des citoyens aux décisions touchant aux ressources stratégiques du pays.
À travers cette prise de position, Félix Tshisekedi place la souveraineté nationale, la participation citoyenne et la coopération africaine au cœur du débat sur la gestion des ressources hydriques. Le fleuve Congo, dont le bassin constitue l’un des plus importants systèmes hydrographiques du continent, représente un enjeu majeur tant pour le développement économique que pour la préservation des écosystèmes et les relations entre les États. La participation du président congolais à la Biennale de Luanda met ainsi en lumière un défi central pour l’Afrique : concilier le partage équitable des ressources naturelles, la prévention des conflits et le respect de la souveraineté des États. Dans cette perspective, toute initiative de transfert d’eau à grande échelle soulève des questions juridiques, environnementales, économiques et sociales qui nécessitent une évaluation approfondie ainsi qu’une concertation transparente avec les populations concernées.
Diallo MWAMBA



