RDC : 17 morts dans le crash de Kenge, le bilan s’alourdit, l’enquête devra lever les zones d’ombre.

Le crash aérien survenu vendredi 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango, a fait 17 morts. Alors que les opérations de récupération des dépouilles se poursuivent, les autorités provinciales indiquent que plusieurs éléments essentiels restent encore à établir, notamment l’identité de l’exploitant de l’appareil et les circonstances ayant conduit à la tentative d’atterrissage à Kenge.
Le bilan de l’accident aérien s’est alourdi au fil des heures. L’appareil s’est écrasé en début d’après-midi dans une parcelle privée située dans la commune de Masikita, à Kenge, alors qu’il assurait une liaison entre Kikwit et Kinshasa. Selon le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki, qui assure actuellement l’intérim du gouverneur Willy Bitwisila, les circonstances exactes du drame demeurent encore difficiles à établir. Les autorités provinciales ne disposent notamment pas, à ce stade, d’informations précises sur la compagnie ayant exploité l’avion.
L’une des principales interrogations porte sur les raisons qui ont conduit l’équipage à tenter une manœuvre d’atterrissage à Kenge au lieu de poursuivre le vol jusqu’à Kinshasa. Les premiers éléments communiqués indiquent que l’avion effectuait le trajet Kikwit-Kinshasa avant de s’écraser dans une propriété privée. Toutefois, aucun élément officiel ne permet encore d’expliquer ce qui s’est produit durant le vol et pourquoi l’équipage a recherché une zone d’atterrissage à Kenge.
Cette question figure désormais parmi les éléments que devront éclaircir les investigations annoncées après l’accident. Le nombre de personnes présentes dans l’appareil a également évolué depuis les premières communications.Un premier bilan faisait état de 13 occupants. Des données de vol publiées sur le réseau social X par Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ancien ministre et président du conseil d’administration de la Régie des voies aériennes (RVA), évoquent toutefois 16 personnes à bord, parmi lesquelles quatre membres d’équipage.
Ces mêmes informations indiquent que le vol n’aurait pas été coordonné par l’aéroport de Kikwit. Ces éléments devront être confrontés aux données officielles de l’enquête afin d’établir avec précision les circonstances et les conditions du vol. Dès les premières heures suivant le crash, le vice-gouverneur Rémy Saki avait confirmé qu’aucun occupant n’avait survécu.Il avait également indiqué que douze corps avaient été retrouvés entièrement calcinés. Le corps du pilote, retrouvé dans un état permettant son identification, avait été transféré à la morgue de Kenge. Parmi les victimes figure l’auditeur général des FARDC. Un ordre de mission du ministère de la Défense, cité par Le Potentiel, indique également la présence du lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, Premier président de la Haute Cour militaire, dans le cadre d’une mission sur l’axe Kinshasa-Kikwit-Kinshasa.
Face à l’ampleur de l’accident, la Force aérienne a été dépêchée sur place pour participer aux opérations de récupération des dépouilles. Pour l’heure, plusieurs questions restent sans réponse, l’identité exacte de l’exploitant de l’appareil, le nombre définitif de personnes présentes à bord, les raisons de la tentative d’atterrissage à Kenge ainsi que les éventuels problèmes rencontrés avant le crash.
L’enquête devra permettre de confronter les données de vol, les témoignages et les constatations techniques afin d’établir la chronologie précise des événements et de déterminer les causes de cette catastrophe aérienne.
La rédaction



