Droits humains : à Kinshasa, la CNDH et le BCNUDH appellent à consolider les mécanismes de protection

La protection des avocats et des défenseurs des droits humains s’est retrouvée au cœur des échanges lors d’une conférence consacrée aux droits humains organisée à Kinshasa.
La rencontre, inscrite dans le prolongement des consultations menées avec les organisations de la société civile, a également mis en avant la nécessité de renforcer la coopération entre les différents acteurs du secteur.
Intervenant au cours de cette conférence, le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Paul Nsapu, a souligné l’importance d’une collaboration plus étroite entre son institution et les organisations de la société civile.Selon lui, cette complémentarité doit notamment faciliter la circulation de l’information, les mécanismes d’alerte, la documentation des violations des droits humains ainsi que l’accompagnement des victimes.
Une attention particulière doit également être accordée aux défenseurs des droits humains, notamment ceux qui exercent leur activité dans les zones touchées par les conflits.
La situation des avocats a également été évoquée comme un enjeu important. La CNDH considère que leur sécurité et leur indépendance constituent des éléments essentiels au fonctionnement de la justice et à la défense des personnes dont les droits sont menacés.
Dans cet environnement, permettre aux avocats et aux autres acteurs de la défense des droits d’exercer leurs missions dans des conditions de sécurité et d’indépendance apparaît comme un élément important des mécanismes nationaux de protection des droits humains.
De son côté, le directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), Dr Patrice Vanard, a appelé à une consolidation constructive de la CNDH. Il a rappelé la place stratégique de cette institution dans l’architecture nationale de protection des droits humains.
Il a également relevé que le statut A dont bénéficie la CNDH constitue une reconnaissance internationale de son indépendance et de sa conformité aux standards internationaux.
Pour le responsable du BCNUDH, la protection des droits humains reste étroitement liée à la justice, à la lutte contre l’impunité et à la protection des victimes. Il a, à son tour, insisté sur la nécessité de renforcer la complémentarité entre la CNDH et les organisations de la société civile.
Cette coopération devrait notamment s’appuyer sur l’alerte précoce, la documentation des violations et le suivi des engagements pris en matière de droits humains.
La conférence de Kinshasa aura ainsi permis de remettre au centre des discussions la question de la protection des personnes qui interviennent dans la défense des droits humains.
Elle a également mis en évidence l’importance de consolider les mécanismes institutionnels et la coopération avec la société civile pour renforcer la réponse aux violations des droits humains en République démocratique du Congo.
La rédaction



