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RDC : « Pedals for Peace » en héritage, la dépouille de Miguel Masaïsaï rapatriée à Kinshasa.

La dépouille du cycliste congolais Miguel Mumbere Masaïsaï est arrivée à Kinshasa ce vendredi 25 septembre 2026, en provenance du Congo-Brazzaville. Rapatrié via le Beach Ngobila, le corps doit être conservé à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire, dans l’attente du programme officiel des obsèques.

Le retour de la dépouille de Miguel Mumbere Masaïsaï à Kinshasa ouvre une nouvelle séquence dans les hommages rendus au jeune cycliste congolais, décédé le 18 septembre dernier au Congo-Brazzaville. Selon le programme communiqué par l’Association culturelle Nande Kyaghanda-Kinshasa (ACN Kyaghanda-Kinshasa), la dépouille a transité par le Beach Ngobila avant d’être acheminée vers la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire. Les détails relatifs aux funérailles doivent encore être officiellement communiqués.

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En attendant, plusieurs espaces de recueillement ont été aménagés dans la capitale. L’ACN Kyaghanda-Kinshasa avait annoncé, dans un communiqué publié le 24 septembre, des moments de recueillement au siège du Conseil national de la jeunesse de la RDC (CNJ-RDC), boulevard Sendwe, n° 5058, en face de Radio Maria. Ces rassemblements sont prévus de 16 heures à 21 heures les jeudi 24, vendredi 25 et samedi 26 septembre. Depuis l’annonce de sa disparition, les témoignages et initiatives en mémoire du sportif se sont multipliés à travers le pays.

À Goma, sa ville d’origine, des dizaines de sportifs s’étaient mobilisés le 20 septembre à vélo, en rollers et à pied pour honorer sa mémoire, avant de se rendre au domicile familial. Dans la capitale, une vingtaine de cyclistes de différentes générations avaient également pris part à une course organisée en son hommage. Le monde sportif congolais a aussi marqué sa disparition par une minute de silence observée au stade des Martyrs avant le match entre la RDC et la Guinée équatoriale. Au-delà du sport, la jeunesse s’est également approprié les hommages. À Goma, plusieurs jeunes ont évoqué l’influence de son parcours et le message qu’il portait à travers son initiative. D’autres témoignages ont appelé à préserver l’esprit du projet « Pedals for Peace », notamment son message en faveur de la paix, de l’unité et de la cohésion.

La mère de Miguel Masaïsaï et un cercle restreint de membres de sa famille sont également en route vers Kinshasa afin de participer aux obsèques. Dans l’attente du programme officiel des funérailles, le CNJ-RDC appelle à la retenue et au respect de la mémoire du disparu. L’ACN Kyaghanda-Kinshasa invite, de son côté, les membres de la communauté Nande à se mobiliser pour accueillir dignement la dépouille et participer aux moments de recueillement annoncés. La disparition de Miguel Masaïsaï intervient alors qu’il était engagé dans un projet sportif et citoyen de longue haleine. Lancé à Goma, « Pedals for Peace » ambitionnait de relier cette ville à Rabat, au Maroc, à vélo, sur une distance estimée à environ 14 000 kilomètres.

Parti le 1er mai 2026, le cycliste avait traversé la RDC d’est en ouest avant de poursuivre son itinéraire au Congo-Brazzaville. Son parcours devait servir de support à un message de paix, d’unité et de cohésion, particulièrement en faveur des populations de l’Est de la RDC. Miguel Masaïsaï était arrivé à Kinshasa le 5 août, avant de reprendre la route vers Brazzaville le 6 septembre.Son périple s’est toutefois interrompu le 18 septembre dans la région d’Ouesso, au Congo-Brazzaville, près de la frontière avec le Cameroun, à la suite d’un accident de circulation. Selon les informations disponibles, le cycliste avait été confronté à une panne de vélo et avait sollicité l’aide d’un conducteur de taxi afin de rejoindre un endroit où son vélo pouvait être réparé. Le véhicule a ensuite été impliqué dans l’accident qui lui a coûté la vie.

Son objectif d’atteindre Rabat n’aura donc pas été réalisé. Mais depuis sa disparition, son projet « Pedals for Peace » continue d’être évoqué par des jeunes, des sportifs et différentes organisations qui mettent en avant le message de paix et de cohésion qu’il souhaitait porter à travers son parcours en Afrique.

La rédaction

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