Economie

Évaluation du GAFI : la RDC accélère ses réformes avant une étape décisive

La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans son processus de renforcement de son dispositif de lutte contre la criminalité financière. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a lancé, ce lundi au Centre financier de Kinshasa, les ateliers d’accompagnement technique et de préparation à la prochaine visite sur place des experts du Groupe d’action financière (GAFI).

Cette rencontre, organisée en présence du ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, réunit plusieurs acteurs impliqués dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive.

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L’enjeu de ces travaux dépasse désormais la simple adoption de nouvelles mesures. Après la mise en œuvre substantielle des 23 actions inscrites dans son plan d’action, la RDC doit surtout démontrer que les réformes engagées produisent des résultats concrets, qu’elles sont effectivement appliquées et qu’elles peuvent s’inscrire dans la durée.q0

Les ateliers doivent notamment permettre aux entités assujetties, aux autorités d’enquête et aux instances de poursuite de mieux préparer les éléments qui seront examinés lors de la visite des experts. La détection des opérations suspectes, les enquêtes financières, les poursuites judiciaires, les sanctions ainsi que la saisie et la confiscation des avoirs d’origine criminelle figurent parmi les domaines qui feront l’objet d’une attention particulière.

Le ministre des Finances a insisté sur la nécessité de documenter les résultats obtenus et de renforcer la coordination entre les institutions concernées. « Une chose est d’implémenter des réformes, une autre est de s’assurer de leur pérennisation », a-t-il rappelé lors de l’ouverture des travaux.

Pour Kinshasa, la prochaine évaluation représente un rendez-vous majeur. La réussite de cette étape pourrait renforcer la crédibilité du système financier congolais, consolider la confiance des partenaires internationaux et améliorer l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

La RDC espère également franchir un pas supplémentaire vers la sortie du processus de surveillance renforcée du GAFI, communément appelé « liste grise ». Mais avant cette éventuelle avancée, les autorités congolaises devront convaincre les évaluateurs que les réformes ne sont pas seulement inscrites dans les textes, mais qu’elles fonctionnent réellement sur le terrain.

La prochaine visite des experts constituera ainsi le véritable test : après les réformes, place désormais à la preuve de leur efficacité.

Joseph Tsuekila

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