Bandalungwa : Guillaume Ngefa charge une commission d’examiner la légalité des occupations dans les emprises de la SNEL.

Le dossier des habitations implantées dans les emprises de la Société nationale d’électricité (SNEL) à Bandalungwa connaît une nouvelle évolution. Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a décidé de mettre en place une commission chargée d’examiner la situation et de proposer une issue conforme à la loi, tout en tenant compte des impératifs de sécurité. Le contentieux opposant des habitants de plusieurs quartiers de Bandalungwa à la SNEL devrait désormais être examiné dans un cadre plus concerté.
Réuni lundi 31 août 2026 avec le directeur général de la SNEL, le professeur Teddy Lwamba Muba, et plusieurs responsables de l’entreprise publique, Guillaume Ngefa a annoncé la mise en place prochaine d’une commission consacrée à ce dossier. Cette décision intervient quelques jours après l’audience accordée par le ministre, le 27 août, à une cinquantaine de riverains des quartiers Adula, Bisengo et Sykin. Conduits par le député national Godé Mpoyi, ces habitants avaient fait part de leurs inquiétudes concernant les menaces de démolition pesant sur des maisons construites à proximité d’une ligne électrique à haute tension.
Au cours de leur rencontre avec le ministre de la Justice, les riverains ont notamment mis en avant l’ancienneté de certaines constructions. Selon leurs déclarations, plusieurs habitations concernées auraient été construites avant la mise en service de la ligne électrique, intervenue en 1983. Les habitants auraient également présenté des documents fonciers datant des années 1950 et 1960 afin d’étayer leurs revendications.
Ces éléments ont conduit le ministre à demander un examen approfondi de l’historique du site et du cadre juridique applicable. « Les habitants de Bandalungwa venus me voir m’ont dit qu’ils étaient dans leurs droits. Voilà pourquoi nous voulons comprendre non seulement l’historique de la pose des pylônes et de la ligne à haute tension, mais aussi la légalité de l’action envisagée par la SNEL », a expliqué Guillaume Ngefa.
De son côté, la SNEL défend sa position en mettant l’accent sur les contraintes techniques et les exigences de sécurité liées à l’exploitation des infrastructures électriques. Pour l’entreprise publique, l’occupation des emprises des lignes à haute tension ne constitue pas uniquement une question foncière. Elle présente également des risques pour les personnes installées à proximité des équipements et peut compromettre la sécurité des infrastructures.
« Nous avons échangé avec l’autorité sur deux aspects : la légalité, mais aussi la voie de la sagesse. Nous avons exposé les raisons techniques et les questions de sûreté qui pourraient mettre en danger les personnes vivant sous ces emprises », a déclaré Teddy Lwamba Muba. La commission annoncée devra désormais examiner les différents arguments avancés par les habitants et la SNEL. Elle devra notamment se pencher sur l’historique de l’implantation des installations électriques, la situation juridique des parcelles concernées ainsi que les risques liés à l’occupation des emprises.
L’objectif est de parvenir à une solution qui puisse concilier le respect du cadre légal, la protection des populations et la préservation des infrastructures électriques. Cette démarche traduit également la volonté du ministère de la Justice de privilégier l’examen des faits avant toute décision définitive. La situation de chaque occupant pourrait ainsi être étudiée individuellement afin de déterminer les droits et éventuelles responsabilités des différentes parties. En attendant les conclusions de la commission, les responsables appellent les habitants concernés à garder leur calme.
Le directeur général de la SNEL a notamment privilégié la voie du dialogue, alors que les autorités judiciaires souhaitent éviter une décision prise dans la précipitation. À Bandalungwa, le dossier reste donc en suspens. La commission devra apporter des éléments permettant aux autorités de trancher entre deux impératifs majeurs, garantir la sécurité des populations et des installations électriques, tout en examinant les droits fonciers revendiqués par les occupants.
La rédaction



