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ONU : la RDC plaide pour une gouvernance équitable des ressources naturelles au service de la paix et du développement

Sous la présidence de la République démocratique du Congo, le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu ce mercredi un débat public de haut niveau consacré à la gouvernance des ressources naturelles, autour du thème : « La gouvernance des ressources naturelles : fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité ».

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À cette occasion, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a porté la voix du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, devant les membres du Conseil de sécurité.Dans son message, le Chef de l’État congolais a souligné que la gestion responsable des ressources naturelles constitue désormais un enjeu majeur de paix et de sécurité internationales.

Il a particulièrement insisté sur la situation dans l’Est de la RDC, où la stabilité durable reste liée à la lutte contre l’exploitation illégale des minerais, au démantèlement des groupes armés et à la rupture de leurs circuits de financement.« La paix durable demeure indissociable de la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, du démantèlement des groupes armés, de l’assèchement de leurs circuits de financement et de la fin des réseaux qui permettent à des minerais issus des zones de conflit d’intégrer les chaînes d’approvisionnement mondiales », a déclaré Félix Tshisekedi.

Le Président congolais a également plaidé pour une nouvelle doctrine internationale reposant sur plusieurs principes fondamentaux : le respect de la souveraineté des États sur leurs ressources naturelles, la transparence des chaînes d’approvisionnement, le renforcement des mécanismes de traçabilité, la lutte contre l’impunité économique, la création de partenariats équitables et l’implication des communautés locales dans la gestion des ressources.

S’agissant de la transition énergétique mondiale, Félix Tshisekedi a appelé à une approche plus juste, rappelant qu’elle ne peut se construire au détriment des pays producteurs et de leurs populations.

« Il ne peut y avoir de transition énergétique véritablement juste si elle repose sur l’injustice faite aux peuples producteurs », a-t-il affirmé, tout en appelant à des relations économiques fondées sur l’équité et le respect mutuel.

Pour la RDC, pays riche en minerais stratégiques notamment le cobalt, cette position traduit l’ambition de jouer un rôle central dans la transition énergétique mondiale, la lutte contre le changement climatique et l’industrialisation du continent africain.Cette vision a trouvé un écho favorable auprès du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, qui a appelé la communauté internationale à abandonner les modèles historiques d’extraction de valeur au détriment des communautés locales africaines.

La RDC, qui assure une part majeure de la production mondiale de cobalt, entend ainsi promouvoir un nouveau modèle de partenariat international où les ressources naturelles deviennent un véritable levier de développement, de paix et de prospérité pour les populations.

Mohamed Betembi

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