Politique

Le professeur qui défie le temps : l’exceptionnel destin de Daniel-Israël Mbau Sukisa.

L’histoire n’accorde que rarement une place privilégiée à ceux qui suivent le cours des événements. Elle retient davantage celles et ceux qui osent les influencer. Il existe des parcours qui dépassent la réussite individuelle pour rejoindre l’histoire intellectuelle d’un pays. Les grandes nations avancent grâce aux femmes et aux hommes qui consacrent leur intelligence au bien commun. Dans chaque génération émergent des personnalités dont la plume, la parole et l’engagement contribuent à façonner les institutions autant que les consciences. Daniel-Israël Mbau Sukisa est de celles-là. Professeur de droit, avocat, écrivain et ancien député national, il a construit un parcours où l’exigence scientifique rencontre le service public.
 
À travers ses enseignements, ses travaux de recherche, ses écrits et ses initiatives législatives, il incarne la conviction que la connaissance peut être un moteur de réforme et un facteur durable de développement pour la République démocratique du Congo.

Aux origines d’une vocation : le savoir comme unique boussole, le choix d’une vie Daniel-Israël Mbau Sukisa.

Avant que son nom ne soit associé aux débats institutionnels, aux travaux doctrinaux ou à l’action parlementaire, Daniel-Israël Mbau Sukisa s’est d’abord construit dans le silence des bibliothèques, au rythme des recherches universitaires et de l’étude du droit. Né le 11 mai 1987 à Kinshasa, il entreprend un parcours universitaire guidé par la discipline intellectuelle et la recherche de l’excellence. Après plusieurs années comme chef de travaux, il franchit une étape déterminante en novembre 2020, lorsqu’il soutient avec succès sa thèse de doctorat à l’Université de Kinshasa. Le grade de docteur en droit, obtenu avec la mention « la plus grande distinction », vient couronner un cheminement académique exigeant.

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Cette consécration le conduit naturellement vers de nouvelles responsabilités. Professeur associé, il transmet désormais son expertise dans plusieurs universités, où il enseigne notamment le droit constitutionnel, les grands services publics et l’histoire du droit. Son parcours illustre la volonté de faire de l’enseignement un espace où se préparent les réflexions et les compétences appelées à servir les institutions de demain.

Une plume au service de la pensée constitutionnelle : une œuvre qui parle au présent et regardera l’avenir.

Le 06 juin dernier, un nouveau chapitre s’est ouvert dans le monde juridique congolais. Le Professeur Daniel-Israël Mbau Sukisa a présenté au public le fruit de plusieurs années de réflexion, de recherche et d’écriture. Ce rendez-vous scientifique à marqué la sortie d’un ouvrage, Intitulé « Traité de droit constitutionnel congolais et comparé – Dimension substantielle », ce livre dépasse le cadre d’un simple manuel universitaire. Il invite le lecteur à explorer les fondements du constitutionnalisme à travers une réflexion nourrie par la doctrine, la jurisprudence et le droit comparé. L’auteur y développe une approche qui relie la Constitution à l’histoire, à la culture, aux libertés fondamentales et à la dignité humaine.

Dans ses pages, la Constitution est abordée non seulement comme une norme juridique, mais aussi comme l’expression de l’histoire d’un peuple, de ses valeurs et de son aspiration à l’État de droit. L’ouvrage propose une lecture approfondie des droits fondamentaux, du rôle du juge constitutionnel et des évolutions contemporaines du droit constitutionnel.

Préfacé par Jacques Djoli Eseng’Ekeli, précédé d’un avant-propos du Professeur Dieudonné Kaluba Dibwa et enrichi d’une postface de Évariste Boshab, le traité s’adresse aux étudiants, magistrats, avocats, enseignants, chercheurs et décideurs publics. Par cette publication, Daniel-Israël Mbau Sukisa affirme sa volonté de contribuer durablement à l’enrichissement de la doctrine constitutionnelle congolaise.

Le temps des réformes, le choix du débat ; À l’Assemblée nationale, la voix d’un juriste au service des institutions.

Lorsque Daniel-Israël Mbau Sukisa entre à l’Assemblée nationale en 2018, il apporte avec lui l’expérience du chercheur et du juriste. Son engagement se traduit par plusieurs initiatives législatives visant à faire évoluer le droit congolais sur des questions touchant aux institutions, à la justice et à la famille. Ses propositions de loi abordent des domaines variés, allant du Code de la famille aux juridictions suprêmes, sans oublier la question du service militaire obligatoire. Son initiative relative au Code de la famille suscite notamment un large débat autour des fiançailles, de la dot, de la succession et d’autres dispositions.

À ces initiatives s’ajoute un usage régulier des moyens de contrôle parlementaire pour interpeller les autorités sur des enjeux économiques, sécuritaires et liés à l’application des lois.
Son parcours parlementaire reflète une conception du mandat fondée sur la participation aux débats, la production législative et le suivi de l’action gouvernementale.

Entre la robe de l’avocat et la toge du professeur ; Au prétoire, la voix d’un juriste au service de la justice.

Chez Daniel-Israël Mbau Sukisa, la théorie et la pratique avancent de concert. Dans les amphithéâtres, il enseigne les principes du droit ; devant les juridictions, il en accompagne la mise en œuvre comme avocat au Barreau de Kinshasa-Gombe. Il a choisi d’exercer le droit non seulement comme une discipline intellectuelle, mais aussi comme une pratique au service de la justice et des institutions. Lauréat du concours de plaidoirie et d’éloquence des barreaux de Kinshasa-Gombe et de Matete, il s’est distingué par son aptitude à défendre ses arguments avec rigueur et clarté.

Cette expérience du terrain vient compléter celle du chercheur et de l’enseignant, enrichissant sa compréhension des défis auxquels est confronté le système juridique congolais. Son engagement dépasse toutefois le cadre du barreau. Membre de la Commission de réforme du droit congolais, il participe aux réflexions consacrées à la modernisation du cadre juridique national. Sa nomination au Conseil d’administration de la Société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA) témoigne également de la confiance accordée à son expertise dans les domaines du droit, des institutions et de la gouvernance.

Dans une époque où les nations ont besoin de penseurs autant que de décideurs, Daniel-Israël Mbau Sukisa s’impose comme un juriste dont la plume, la parole et l’engagement participent à écrire une nouvelle page de la pensée juridique congolaise.

La rédaction

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