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RDC : après le sit-in de la C64, Steve Mbikayi dénonce une opposition « en perte de vitesse » et remet en cause sa capacité de mobilisation.

Le sit-in organisé vendredi par la plateforme d’opposition C64 aux abords du Palais du Peuple à Kinshasa continue de susciter des réactions sur la scène politique congolaise. Dans sa carte blanche n°277, le président du Parti travailliste, Steve Mbikayi, a livré une analyse sévère de cette mobilisation, qu’il considère comme un révélateur des difficultés actuelles de l’opposition à rassembler massivement la population.

Selon l’ancien ministre, après avoir présenté la journée « ville morte » du 3 juin comme une démonstration de force politique, la C64 aurait dévoilé son véritable niveau d’influence populaire à travers le rassemblement de vendredi. Il estime que la faible affluence observée constitue un revers pour les initiateurs du mouvement.

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« Résultat : trois cents âmes égarées dans une ville de quinze millions d’habitants », écrit Steve Mbikayi, une formule par laquelle il souligne ce qu’il considère comme un écart important entre les ambitions affichées par l’opposition et la mobilisation constatée sur le terrain. Dans son analyse, le président du Parti travailliste va plus loin en estimant que ce sit-in traduit un affaiblissement de l’ancrage populaire de la C64. Il parle même d’une « mort clinique » de l’opposition, qu’il juge incapable, à ce stade, de convaincre une large partie de la population congolaise.

Steve Mbikayi a également critiqué le déroulement de la manifestation, accusant certains participants d’avoir cherché à provoquer les forces de l’ordre par des jets de pierres afin de provoquer des réactions policières susceptibles d’alimenter une couverture médiatique plus importante.« La stratégie est connue : provoquer la police avec des jets de pierres en échange de quelques coups de canon et bombes lacrymogènes pour masquer la faible mobilisation et créer du buzz », affirme-t-il dans sa tribune.

L’ancien ministre estime par ailleurs que les événements survenus autour du Palais du Peuple témoignent, selon son analyse, d’un décalage entre les revendications portées par la C64 et les attentes d’une partie de la population. Il oppose notamment cette mobilisation aux débats autour des réformes constitutionnelles, qu’il présente comme bénéficiant d’un soutien populaire.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des tensions aux abords du Palais du Peuple, où un important dispositif de la Police nationale congolaise avait été déployé pour encadrer le sit-in de l’opposition.

Au moment de la publication de ces déclarations, la plateforme C64 n’avait pas encore réagi officiellement aux critiques formulées par Steve Mbikayi.

La rédaction

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