Face à l’explosion de l’insécurité à Kinshasa, Godé Mpoy appelle à aller au-delà des mesures actuelles.

L’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa et actuel député national, Godé Mpoy Kadima, a livré une analyse sévère de la situation que traverse actuellement la capitale congolaise. S’exprimant lors d’un Space live animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, il a dénoncé la dégradation du cadre de vie à Kinshasa, marquée selon lui par l’insalubrité grandissante, le manque d’assainissement et la montée de l’insécurité.
« La ville de Kinshasa est sale, pue, étouffe », a déclaré l’ancien président de l’organe délibérant de la capitale, estimant que l’image actuelle de la ville ne reflète pas le statut d’une capitale nationale. Il a notamment évoqué le parcours reliant l’aéroport international à la commune de la Tshangu, affirmant qu’il devient difficile de présenter avec fierté la capitale aux visiteurs.
Face à ce constat critique, Godé Mpoy Kadima a mis en avant le bilan de son mandat à la tête de l’Assemblée provinciale entre 2019 et 2024, exercé sous le gouvernorat de Gentiny Ngobila. Sans se présenter comme un modèle parfait de gestion, il a néanmoins soutenu que plusieurs efforts avaient été réalisés en matière d’assainissement et de sécurité urbaine.
Selon lui, les grandes artères de Kinshasa bénéficiaient d’un nettoyage permanent, aussi bien de jour que de nuit, tandis que l’éclairage public avait été renforcé dans plusieurs zones de la capitale. Il a également affirmé que la période de leur gestion était caractérisée par une diminution des actes de grand banditisme.
« Sous Ngobila et Godé Mpoy, il n’y avait pas de braquage à Kinshasa », a-t-il soutenu pour illustrer son appréciation de la situation sécuritaire durant leur passage aux commandes de la ville. Concernant le déploiement du Service national dans la lutte contre l’insécurité, une mesure décidée par le Président de la République, le député national a adopté une posture prudente. Il a indiqué qu’il ne lui revenait pas de remettre en cause une décision du Chef de l’État, rappelant que celui-ci bénéficie d’une irresponsabilité politique devant le Parlement conformément à l’article 88 de la Constitution.
Toutefois, Godé Mpoy Kadima a estimé que les efforts engagés pour restaurer la sécurité dans la capitale devraient être approfondis, considérant que des actions supplémentaires demeurent nécessaires pour répondre efficacement aux défis auxquels Kinshasa est confrontée.Par cette sortie médiatique, l’ancien responsable provincial oppose ainsi son bilan de gouvernance aux difficultés actuelles de Kinshasa, relançant le débat sur la gestion de la plus grande ville de la République démocratique du Congo.
La rédaction



