Société

Kinshasa : le tronçon Université à Ngaba, symbole d’un abandon urbain préoccupant

Dans la commune de Ngaba, à Kinshasa, le tronçon Université notamment sur Kikwit–Yolo ezo présente aujourd’hui un visage alarmant. Entre chaussée dégradée, caniveaux obstrués et accumulation de déchets, cette artère stratégique s’enfonce dans un état de délabrement avancé, au grand désarroi des riverains et des usagers.

Dès les premières heures de la journée, le constat est sans appel : la route est partiellement impraticable. L’érosion du sol, combinée à l’absence d’entretien régulier, a laissé place à des crevasses et à des portions boueuses où stagnent des eaux usées. Les caniveaux, transformés en dépotoirs à ciel ouvert, débordent de plastiques et d’ordures ménagères, ralentissant l’écoulement des eaux et aggravant les inondations lors des pluies.

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« Nous vivons dans des conditions difficiles. Les motos ont du mal à passer, les véhicules évitent cette route, et nous sommes exposés aux maladies », confie un habitant du quartier. En effet, la stagnation des eaux insalubres constitue un terrain propice à la prolifération des moustiques et autres vecteurs de maladies, accentuant les risques sanitaires pour la population locale.

Malgré l’activité économique visible le long de ce tronçon petits commerces, vendeurs ambulants et circulation de motos-taxis l’état de la voirie freine considérablement le dynamisme du quartier. Les opérateurs économiques dénoncent des pertes liées à l’accessibilité réduite et à la baisse de fréquentation.

Cette situation relance une fois de plus la question de la gestion des infrastructures urbaines dans la capitale congolaise. Alors que Hôtel de Ville de Kinshasa multiplie les annonces de modernisation, sur le terrain, de nombreux axes secondaires restent livrés à eux-mêmes, accentuant les inégalités entre les différentes communes.

Face à cette réalité, les habitants de Ngaba lancent un appel pressant aux autorités urbaines et nationales. Ils réclament des travaux urgents de réhabilitation, incluant le curage des caniveaux, la réfection de la chaussée et la mise en place d’un système efficace de gestion des déchets.

En attendant une éventuelle intervention, les riverains continuent de composer avec un quotidien difficile, dans un environnement où insalubrité et dégradation des infrastructures semblent désormais faire partie du paysage. Une situation qui, si elle persiste, risque de transformer durablement ce tronçon en un point noir de la capitale congolaise.

Diallo MWAMBA

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