RDC : le ministère de l’Aménagement du territoire saisit le CSAC pour « diffusion de fake news »

Le cabinet du ministre de l’Aménagement du territoire, Jean-Lucien Bussa Tongba, a officiellement déposé une plainte auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) contre plusieurs médias en ligne accusés de diffusion de fausses informations.
Dans une correspondance datée de ce lundi 23 mars 2026, dont une copie est parvenue à notre rédaction, le cabinet ministériel dénonce la propagation d’une « infox » visant le ministre. La plainte, signée par Maître Lilongo Baende Cédric, directeur de cabinet adjoint, a été adressée au président du CSAC.
Selon le document, plusieurs organes de presse en ligne, notamment Challengeinfo.cd, Magic Wawina TV, Pepele News, Alerte-Info et Mboka na Biso, ont publié le vendredi 20 mars dernier une information jugée « dénuée de toute authenticité ».
Ces médias ont affirmé que le ministre Jean-Lucien Bussa aurait été interpellé par le CNC et accusé d’intelligence avec les rebelles de l’AFC/M23, allant jusqu’à évoquer une prétendue détention depuis près de deux jours pour auditions.
Des allégations rapidement démenties par le cabinet du ministre ainsi que par son parti politique, le Courant des démocrates rénovateurs (CDER).
Le cabinet regrette que, malgré ces démentis officiels, les médias concernés n’aient ni retiré ni corrigé leurs publications, préférant, selon la plainte, maintenir ces informations.
Face à ces faits jugés « graves », le ministère appelle le CSAC à constater plusieurs manquements, notamment :
L’absence de vérification des faits,le manque de probité professionnelle,la non-rectification d’informations erronées,la manipulation de l’information etla diffamation.
Le ministre sollicite ainsi l’application de sanctions conformément à l’article 212 de la Constitution et à la Loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011 régissant le CSAC.Le cabinet souligne également que cette démarche n’exclut pas d’éventuelles poursuites pénales. Le CSAC pourrait, le cas échéant, faire appel au ministère public pour examiner les faits susceptibles de constituer des infractions.
Abdallah Mushika



