Ituri : des attaques répétées dans la réserve d’okapis dénoncées comme un sabotage ciblé

Les attaques récurrentes visant des villages situés dans et autour de la réserve d’okapis suscitent une vive inquiétude. Dans une déclaration, la COSAE dénonce des actes qu’elle qualifie de « sabotage » et alerte sur une volonté délibérée d’exterminer les okapis, une espèce rare et protégée.
Selon cette organisation, ces violences répétées dans le territoire de Mambasa compromettent non seulement la sécurité des populations locales, mais aussi la survie de l’Okapi, animal emblématique qui ne vit qu’en République démocratique du Congo.
La réserve concernée, reconnue pour sa richesse exceptionnelle en biodiversité, fait face à des pressions croissantes liées à l’insécurité, aux groupes armés et à l’exploitation illégale des ressources naturelles. Pour la COSAE, la répétition de ces attaques ne saurait être perçue comme un simple fait isolé, mais plutôt comme une stratégie organisée visant à déstabiliser la zone.
« Ces actes mettent en péril un patrimoine naturel unique au monde », alerte l’organisation, qui appelle les autorités congolaises à renforcer les dispositifs de sécurité autour de la réserve et à engager des enquêtes approfondies pour identifier les responsables.
Au-delà de la protection de la faune, la situation soulève également des enjeux humanitaires, les populations locales étant contraintes de fuir les violences, aggravant ainsi leur vulnérabilité.
La COSAE plaide pour une mobilisation urgente des autorités nationales et des partenaires internationaux afin de garantir la sécurité de cette aire protégée et de préserver l’habitat naturel des okapis, classés parmi les espèces menacées.
Alors que la RDC abrite l’un des patrimoines écologiques les plus riches de la planète, ces nouvelles alertes relancent le débat sur la nécessité de concilier sécurité, conservation et développement durable dans les zones à haute valeur environnementale.
Diallo MWAMBA



