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Nouvelle ère économique en RDC : les réformes budgétaires au cœur du pari gouvernemental.

Depuis 2024, la République démocratique du Congo affirme vouloir renforcer sa trajectoire économique à travers une série de réformes budgétaires et financières. Dans une interview accordée au magazine Geopolis Hebdo, le ministre des Finances Doudou Fwamba Likundé Li-Botayi a détaillé les mesures engagées par le gouvernement pour consolider la stabilité macroéconomique et la transformer en levier de développement.

Selon l’argentier congolais, l’une des priorités consiste à améliorer l’efficacité de la dépense publique. Dans ce cadre, la réforme de la déconcentration de l’ordonnancement budgétaire a été mise en place afin d’accélérer l’acheminement des crédits vers des secteurs jugés stratégiques, notamment la santé, l’éducation et les infrastructures. L’objectif affiché est de permettre aux populations de percevoir concrètement l’impact des ressources publiques.

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Parallèlement, le gouvernement a instauré un mécanisme de gestion centralisée des finances publiques à travers le compte unique du Trésor, destiné à renforcer la transparence et à limiter les pertes liées à la dispersion des fonds publics.Sur le plan fiscal, l’introduction de la facture normalisée constitue une autre réforme majeure. Les autorités estiment que ce dispositif devrait améliorer la collecte de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et générer près de 200 millions de dollars supplémentaires d’ici à la fin de l’année 2026.

Le ministre des Finances a également évoqué la réforme de la subvention pétrolière. Selon lui, la suppression de certains avantages jugés injustifiés accordés à des entreprises minières a permis à l’État de mobiliser environ 150 millions de dollars en l’espace de six mois. Il présente cette mesure comme une démarche visant à renforcer l’équité économique et à faire en sorte que les ressources publiques profitent davantage à la population.

D’après Doudou Fwamba Likundé Li-Botayi, ces différentes réformes ont contribué à améliorer la crédibilité économique du pays auprès des partenaires internationaux. Des institutions comme le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont apporté plusieurs milliards de dollars pour soutenir le programme économique du pays.Par ailleurs, la notation souveraine de la RDC par l’agence Standard & Poor’s est passée de « stable » à « positive », un indicateur que le gouvernement considère comme un signal encourageant pour les investisseurs et les marchés financiers.

Pour le ministre, l’enjeu dépasse la simple performance macroéconomique. Il s’agit désormais de traduire cette stabilité en croissance économique durable et en amélioration concrète des conditions de vie des Congolais. « L’histoire économique ne retiendra pas les slogans, mais les résultats », a-t-il déclaré.

La rédaction

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