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Nord-Kivu : bataille féroce autour de Rubaya et Ngungu, les Wazalendo reprennent des villages après Plus de 48 heures de feu à Masisi.

De violents affrontements opposent depuis vendredi les combattants dits Wazalendo aux rebelles du M23-AFC dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Après plus de deux jours de combats intenses, les miliciens pro-gouvernementaux affirment avoir repris au moins dix villages et progressent vers les agglomérations stratégiques de Rubaya et Ngungu.

Selon des sources locales concordantes, les affrontements se concentrent principalement sur trois axes : Rubaya-Katoyi, Ngungu et Masisi-centre. Sur l’axe Rubaya, des éléments Wazalendo déclarent avoir reconquis Katoyi-centre, Bukumbiriri, Nkonkwe, Kinigi, Nyabirehe, Runigi ainsi que la colline stratégique de Chugi. Des sources sécuritaires indiquent que la prise de la colline de Kanyaru pourrait faciliter un contrôle de la cité minière de Rubaya, considérée comme un point névralgique de la zone.

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Du côté de Ngungu, les combattant annoncent avoir récupéré les villages de Nyakigano et Mushebere, situés à proximité immédiate de l’agglomération. La situation reste toutefois volatile. Des sources rapportent que les rebelles du M23-AFC ont mené des contre-offensives, repoussant les Wazalendo dans les localités de Kashovu et Lumbishi. Des combats étaient encore signalés ce dimanche après-midi dans le village de Luke, à moins de 50 kilomètres de Masisi-centre .

Si les Wazalendo revendiquent avoir infligé des pertes aux rebelles, les civils demeurent les principales victimes de ces affrontements. Des cas de pillages de bétail et d’incendies d’habitations ont été signalés, notamment dans la localité de Rubugu. Certaines sources accusent des éléments Wazalendo d’être impliqués dans ces exactions, tandis que d’autres évoquent également la responsabilité des rebelles dans les destructions enregistrées. Parallèlement, un important mouvement de populations est observé vers Rubaya et Ngungu. Des centaines de familles fuient les zones de combats, cherchant refuge dans des localités jugées relativement plus sûres.

Alors que les combats se poursuivent, l’évolution de la situation sur le terrain demeure incertaine, dans une région déjà fragilisée par des années d’instabilité sécuritaire.

La rédaction

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